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Dimanche 23 septembre 2007

Israël/ Raid contre l'Axe du Mal

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#1 Cohen Henri (Site) le 29/09/2007 à 10:09 (RĂ©pondre)
Merci pour cette analyse. Le quatriĂšmement cependant ne me semble pas Ă©vident : le passage de ce que peut faire un pays dĂ©terminĂ© Ă  ce que pourrait peut-ĂȘtre faire une "coalition" me semble relever du "wishful thinking"malheureusement. Qu'en pensez-vous? Dans ces conditions dans votre cinquiĂšmement vous attribuez Ă  une Ă©ventuelle "coalition de la libertĂ© " des capacitĂ©s dont elle aurait du mal Ă  ĂȘtre dotĂ©e. Comment rĂ©pondre Ă  ce manque?
#2 Pierre le 05/03/2008 à 15:48 (RĂ©pondre)
Espece de menteur ,parano,stupide et incompetent
#3 Abramhs Moussa le 12/08/2009 à 01:16 (RĂ©pondre)
Energie nuclĂ©aire Soixante ans de dissuasion nuclĂ©aire controversĂ©e Par : Y.MĂ©rabet La dissuasion nuclĂ©aire, dans les relations internationales, terme qui dĂ©signe une stratĂ©gie visant Ă  dĂ©courager toute possibilitĂ© d'action hostile de la part d'une puissance ennemie. Une stratĂ©gie de dissuasion rĂ©ussie implique qu'on puisse mettre l'agresseur potentiel dans un certain Ă©tat d'esprit. La fin de la dissuasion nuclĂ©aire Avec elle, l’arme thermonuclĂ©aire nuclĂ©aire qui connaĂźt un saut qualitatif, la fusion nuclĂ©aire permet d’atteindre des niveaux d’énergie sans commune mesure avec les intenses bombardements de la Seconde Guerre mondiale, y compris ceux d’Hiroshima et de Nagasaki. L’arme nuclĂ©aire la plus puissante jamais rĂ©alisĂ©e, la « Tsar Bomba » testĂ©e par les SoviĂ©tiques le 30 octobre 1961, dĂ©gage une Ă©nergie approchant l’équivalent de 60 mĂ©gatonnes de TNT. Avec de telles armes, il devient techniquement possible, pour la premiĂšre fois dans l’histoire de l’HumanitĂ©, de rayer de la carte un pays entier tel qu’IsraĂ«l, la Belgique, le Danemark ou de moins importance IsraĂ«l, seulement avec une seule bombe. La Russie pourrait fabriquer Ă  nos jour la bombe ‘H’, une arme nuclĂ©aire de plus de 100 mĂ©gatonnes de TNT pouvant rayer pour l’éternitĂ© l’Allemagne, la France et l’Angleterre Ă  la fois, une dissuasion qui a fait frĂ©mir l’humanitĂ© pendant plus de soixante annĂ©es. On le sait maintenant avec l’ouverture des archives soviĂ©tiques, le monde est passĂ© tout prĂšs de la catastrophe nuclĂ©aire. C’est le moment de la prise de conscience des dangers de la guerre nuclĂ©aire, de l’inĂ©vitabilitĂ© de la dĂ©tente voire de la coexistence pacifique, et de la nĂ©cessitĂ© de la maĂźtrise des armements. C’est Ă©galement Ă  la mĂȘme Ă©poque que le statut de l’arme nuclĂ©aire comme instrument de dissuasion commence Ă  ĂȘtre confortĂ© avec la doctrine de riposte graduĂ©e. Alors les Etats-Unis doivent mesurer les consĂ©quences d’une attaque suicidaire israĂ©lite sur le ‘bourbier nuclĂ©aire iranien’, l’Iran maitrise et manipule le nuclĂ©aire depuis 59 ans, bien avant les français et les russes, alors les amĂ©ricains et les juifs savent Ă  qui ils ont Ă  faire. Avant la date du soit disant le dĂ©sarmement nuclĂ©aire en 1987, on Ă©tait dans une logique de simple maĂźtrise des armements. Aujourd’hui, Ă  l’exception notable de la Chine, toutes les puissances nuclĂ©aires officielles sont dans une phase de contraction ou de stabilisation de leurs armements nuclĂ©aires, mais nulle personne ne sait ce qui se passe en douce. La rupture de l’émergence d’une vision nouvelle de l’arme nuclĂ©aire dans les annĂ©es 1995-1996, qui a consacrĂ© l’idĂ©e de ce que l’on pourrait appeler une « exception nuclĂ©aire ». C’est l’époque de l’accession de l’ensemble des membres non nuclĂ©aires de l’ONU au TNP, de la prorogation du TraitĂ© pour une durĂ©e indĂ©terminĂ©e, de la conclusion du TICE, et enfin de l’avis consultatif de la Cour internationale de justice sur la licitĂ© de l’emploi de l’arme nuclĂ©aire (qui a eu un impact politique non nĂ©gligeable). C’est Ă  partir de cette date que les signataires du TNP se sont scindĂ©s en deux groupes; en EDAN et en ENDAN, ces derniers n’auront pas droit Ă  la dissuasion nuclĂ©aire pour se protĂ©ger, ni mĂȘme Ă  l’accĂšs de la technologie du nuclĂ©aire, ils doivent rentre compte aux premiers par le biais de l’AIEA. D’autres Etats comme IsraĂ«l, le Pakistan et l’Inde non signataires du traitĂ© de non prolifĂ©ration nuclĂ©aire ont crĂ©Ă© un groupe rebelle violant la rĂ©glementation internationale. Le TNP a Ă©tĂ© signĂ© par tous les États du monde sauf par l'Inde, le Pakistan et IsraĂ«l qui, entre-temps se sont dotĂ©s d'un arsenal nuclĂ©aire sans rĂ©action significative des puissances nuclĂ©aires reconnues et des instances onusiennes. Il apparait injuste de menacer l'Iran de sanctions plutĂŽt que d'essayer de l'intĂ©grer dans le concert des États Ɠuvrant pour une plus grande stabilitĂ© dans cette rĂ©gion, qui a grand besoin. Au moment oĂč de nouvelles sanctions contre l'Iran sont envisagĂ©es par le Conseil de SĂ©curitĂ©, les Ă©vĂ©nements de ces derniĂšres annĂ©es sous le rĂšgne de Bush et de Sharon illustrent bien les paradoxes de cette lutte contre la prolifĂ©ration nuclĂ©aire. Une attitude paradoxale des pays de l’EDAN qui laisse Ă  dĂ©sirer, Sarkozy le premier opposant du programme nuclĂ©aire iranien adopte l’arsenal nuclĂ©aire français aux nouveaux missiles, laboratoires d'essais de nouvelles armes, modernisation des sous-marins lance-engins etc. La Russie qui n’a pas de position claire envers le nuclĂ©aire iranien pour des raisons Ă©conomiques, vient d'annoncer non seulement un effort de 145 milliards d'euros dans le domaine de la dĂ©fense, mais aussi la construction de 50 nouveaux missiles intercontinentaux. Le Royaume-Uni estime aujourd'hui indispensable l'amĂ©lioration de sa force nuclĂ©aire. La Chine fait un effort considĂ©rable dans le domaine de la maĂźtrise de l'espace. Quant aux Etats-Unis, les leaderships de la compagne anti-iranienne et anti-musulmane n'abandonnent pas le projet de faire de leur pays un "sanctuaire" et la pierre angulaire du nĂ©o-colonialisme, ce qui est un facteur dĂ©stabilisateur de la dissuasion. Aujourd’hui ce qu’il est convenu d’appeler le « tabou nuclĂ©aire » se renforce de plus en plus. Soixante ans sans emploi de l’arme nuclĂ©aire, est un record, cela mĂ©rite d’ĂȘtre soulignĂ© et de s’assurer d’une ‘paix nuclĂ©aire’ mĂȘme si chaque Etat de la planĂšte est dotĂ© de sa propre bombe nuclĂ©aire, l’évĂšnement des 60 annĂ©es mĂ©rite d’ĂȘtre fĂȘtĂ©. Pour rappel la tragĂ©die d’Hiroshima ait eu pour effet de nous immuniser contre la ‘phobie du nuclĂ©aire’ pendant 60 ans, mais si les menaces d’IsraĂ«l persistent alors lĂ  le contrat d’assurance sera rĂ©siliĂ© et notre monde disparaitra, y compris les Etats-Unis et IsraĂ«l. Il est temps que ces derniers prennent conscience d’une Ă©ventuelle catastrophe nuclĂ©aire et de mesurer l’intensitĂ© et le potentiel de riposte Iranien, une attaque suicidaire d’IsraĂ«l sur l’Iran telle quelle est conçue par le Pentagone est Ă  Ă©carter dĂ©finitivement, il se pourrait que les Etats-Unis soient pulvĂ©risĂ©s bien avant qu’IsraĂ«l lĂąchera sa premiĂšre bombe sur l’Iran, ces deux pays se sont fait trop d’ennemis. Sans doute aussi avons-nous eu de la chance, notamment en 1962. A moins qu’il ne faille y voir dans l’absence de conflit Est-Ouest l’intervention de la « Divine Providence » que Jean-Paul II mentionnait dans son testament. (L’Encyclique « Pacem in Terris » avait d’ailleurs Ă©tĂ© suscitĂ©e par la crise de Cuba.) Mais les faits sont lĂ . L’arme nuclĂ©aire n’a pas Ă©tĂ© employĂ©e alors que les tentations n’ont pas manquĂ©. Or plus, le temps passe, plus le tabou nuclĂ©aire se renforce. C’est une bonne nouvelle: contrairement Ă  ce que l’on pouvait penser, les nouveaux dĂ©tenteurs de l’arme nuclĂ©aire ont adoptĂ© une logique de dissuasion. L’évolution des rapports indo-pakistanais depuis la fin des annĂ©es 1980 est d’ailleurs parfaitement conforme Ă  la thĂ©orie de la dissuasion! C’est l’une des raisons pour lesquelles, la dissuasion nuclĂ©aire a Ă©tĂ© toujours plus efficace que la bombe atomique elle-mĂȘme, il y ait aujourd’hui un « affaiblissement du seuil nuclĂ©aire ». Contrairement Ă  ce qui est rĂ©guliĂšrement colportĂ©, il n’y a pas d’évolution de la doctrine nuclĂ©aire juive vers une « doctrine d’emploi de l’arme nuclĂ©aire» contre le monde musulman, sans exclure l’Egypte et l’Arabie Saoudite les deux principaux alliĂ©s de la cause israĂ©lite. Aucune dĂ©claration, aucun texte officiel ne permet de dire que la doctrine amĂ©ricano-israĂ©lite a Ă©voluĂ© dans ses fondements. En particulier, l’idĂ©e selon laquelle les États-Unis auraient dĂ©sormais adoptĂ© une logique de « frappe prĂ©ventive nuclĂ©aire » ne repose sur aucun fondement. (En revanche, la prĂ©emption a toujours fait partie des options amĂ©ricaines.) Quant aux soient-disant nouvelles armes nuclĂ©aires amĂ©ricaines, qui n’existent aujourd’hui qu’à l’état de projet, elles ne seront pas nĂ©cessairement de faible puissance, contrairement Ă  ce que l’on a pu lire ici ou lĂ , et surtout, elles sont destinĂ©es Ă  une logique de dissuasion sans aucune efficacitĂ©. Mais c’est une forme de paradoxe : aux Etats-Unis, la peur du nuclĂ©aire reste intacte mĂȘme si elle ne se prĂ©sente pas de la mĂȘme maniĂšre qu’au temps de la guerre froide, la population amĂ©ricaine sous tension du 11 septembre vivent dans une apprĂ©hension continuelle et comme sous la menace d'un Ă©pouvantable ouragan, capable de se dĂ©chaĂźner Ă  tout instant par une attaque nuclĂ©aire sur leur sol ou une attaque spectaculaire et conventionnelle, il sont devenus vulnĂ©rables, leur dissuasion de puissance n’a pas rĂ©ussi. Et non sans raison, puisque l'armement est toujours prĂȘt. Quand la dissuasion nuclĂ©aire perd son efficacitĂ© Qu'il y ait des hommes au monde pour prendre la responsabilitĂ© des massacres et des ruines sans nombre d'une guerre, cela peut paraĂźtre incroyable ; pourtant, on est contraint de l'avouer, une surprise, un accident suffiraient Ă  provoquer la conflagration. » Encyclique Pacem in Terris, 11 avril 1963. En effet, la plus puissante bombe conventionnelle jamais testĂ©e, la fameuse Massive Ordnance Air Blast amĂ©ricaine (« Mother of All Bombs »), est d’une Ă©nergie Ă©quivalente Ă  la plus petite arme nuclĂ©aire jamais rĂ©alisĂ©e, c’était dans les annĂ©es 1960, c'est-Ă -dire une Ă©nergie Ă©quivalente Ă  10-15 tonnes de TNT. Mais cette arme miniature (qui Ă©quipait notamment le mortier Davy Crockett, ainsi que les Special Atomic Demolition Munitions, « le nuclĂ©aire dans un sac Ă  dos » n’est plus en service depuis longtemps, et les armes nuclĂ©aires les plus petites en service aujourd’hui ont une Ă©nergie bien supĂ©rieure. Tout cet arsenal nuclĂ©aire a Ă©tait testĂ© sur les humains, aux Balkans, Ă  Gaza sur des bĂ©bĂ©s arabes, en Afghanistan, en Irak au Liban, en Afrique noire et partout lĂ  ou il y’a une revendication populaire. Cet armement est bel et bien entre les mains de groupes de rĂ©sistance arabe (l’AIEA doute beaucoup sur ça). Le retour Ă  la dissuasion par l’arme conventionnelle, la Russie vient de tester la plus puissante bombe conventionnelle de son arsenal, et prĂ©tendument du monde. Ce qui n'a pas laissĂ© les AmĂ©ricains sans voix. CĂŽtĂ© russe, on affirme que cette bombe thermobarique, ou Ă  effet de souffle, est comparable Ă  une bombe nuclĂ©aire et, surtout, serait quatre fois plus puissante que celle dont disposent les Etats-Unis. Signe de cette performance, la super-bombe russe a Ă©tĂ© surnommĂ©e "PĂšre de toutes les bombes", en rĂ©fĂ©rence Ă  son homologue amĂ©ricaine, connue sous le sigle GBU-43/B MOAB, abrĂ©viation de Massive Ordnance Air Blast Bomb (MOAB), mais que l'on assimile aussi Ă  "MĂšre de toutes les bombes" [Mother Of All Bombs] qui fut testĂ©e pour la premiĂšre fois en mars 2003. En rĂ©ponse Ă  l'essai de la bombe russe, les Etats-Unis ont dĂ©clarĂ© qu'ils en possĂšdent une pire, note la KomsomolskaĂŻa Pravda. Le tabloĂŻd rapporte les propos du gĂ©nĂ©ral amĂ©ricain Thomas McInerney, ancien chef d'Ă©tat-major en second de l'armĂ©e de l'air des Etats-Unis, tenus sur la chaĂźne Fox : "Nous avons une bombe de 14 tonnes plus destructrice que la bombe russe et capable de frapper n'importe quel bunker souterrain.", D'aprĂšs le Moskovski Komsomolets, il s'agirait de la GBU-43 MOP (Massive Ordnance Penetrator), une version modifiĂ©e de la MOAB et dont deux essais ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s en 2004. Outre le fait d'ĂȘtre guidĂ©e par satellite, comme la MOAB, cette derniĂšre bombe a une capacitĂ© de pĂ©nĂ©tration jusqu'Ă  30 mĂštres sous le niveau du sol, la mĂȘme que celle utilisĂ©e par l’armĂ©e amĂ©ricain pendant la guerre d’Irak dĂ©truire des bunkers abritant des petits Ă©coliers. Le gĂ©nĂ©ral Thomas McInerney, qui dirige l'Iran Policy Comittee (ComitĂ© d'experts sur la politique Ă  l'Ă©gard de l'Iran), s'exprimait sur les scĂ©narios de frappes aĂ©riennes contre la rĂ©publique islamique, sans Ă©valuer le risque en cas ou il pourrait bombarder plus d’une centaine de site abritant de grandes quantitĂ©s d’uranium enrichi. Ceci, laisse Ă  penser que l’on va combattre les armes nuclĂ©aires par des armes conventionnelles, pour dĂ©clencher une catastrophe. Alors si mĂȘme le cycle du nuclĂ©aire militaire n’est pas complet, c’est ce bombardement qui va le complĂ©ter pour dĂ©clencher le ‘bourbier nuclĂ©aire iranien’ engendrant la plus grande catastrophe nuclĂ©aire de tous les temps. La dissuasion nuclĂ©aire rendue in crĂ©dible et sans efficacitĂ© depuis aprĂšs la guerre froide, l’attaque israĂ©lite sur l’Iran crĂ©era la confusion dans plus dans un monde nuclĂ©arisĂ© qui veut en finir avec les Etats-Unis et IsraĂ«l. Avant mĂȘme qu’IsraĂ«l attaquera l’Iran, c’est des dizaines de bombes atomiques qui se dĂ©verseront sur IsraĂ«l, l’Occident et les Etats-Unis, ça se sera une guerre sans revendication ou rĂšgnera la panique et la confusion. De toute façon, tout le monde profiterai de la confusion pour rĂ©gler leurs propres comptes, y les rĂ©sistants arabes. Bref ! la dissuasion nuclĂ©aire vient de perdre sa crĂ©dibilitĂ© auprĂšs des pays visĂ©s par les Etats-Unis et l’Occident, il est devenu obsolĂšte et d’aucune efficacitĂ© et c’est le conventionnel qui prendra le dessus. C’est le conventionnel qui a rattrapĂ© par le haut le nuclĂ©aire, le spectre d’une attaque suicidaire israĂ©lite sur l’Iran s’éloigne, on se demande toujours pourquoi les Etats-Unis ne tolĂšrent pas leur ‘bĂ©bĂ© IsraĂ«l’ de bombarder la CorĂ©e du Nord, le Pakistan ou l’Inde? Grace Ă  Dieu, le conventionnel reprend le dessus sur le nuclĂ©aire, c’est aussi une bonne nouvelle ravissante. Car dĂšs lors que l’on est dans une logique d’emploi, Ă  effets Ă©quivalent, tout chef d’État prĂ©fĂ©rera toujours le conventionnel au nuclĂ©aire. Alors pourquoi les Occidentaux continuent Ă  faire du nuclĂ©aire iranien un sujet tabou, alors qu’il y a d’autres moyens de riposte beaucoup plus efficace et plus dĂ©cisive qu’une bombe atomique, si ce n’est pas IsraĂ«l qui prolonge le sursis de la dissuasion nuclĂ©aire pour sa survie au milieu des arabes s’auto-rĂ©gulariser Ă  l’échelle planĂ©taire, le sujet iranien est autre que le nuclĂ©aire. La stratĂ©gie nuclĂ©aire est une « langue morte ». En matiĂšre de dissuasion nuclĂ©aire, tous les concepts ont Ă©tĂ© formulĂ©s avant 1975. Avant mĂȘme Hiroshima l’essentiel Ă©tait dit. Les physiciens amĂ©ricains – au premier rang desquels Joseph Rotblat, qui fut le seul Ă  quitter le projet Manhattan – avaient dĂ©jĂ  conceptualisĂ© l’idĂ©e de la dissuasion nuclĂ©aire dĂšs le dĂ©but de la Seconde Guerre mondiale. Et les dĂ©bats de 1944-1945 sur l’emploi de l’arme future avaient dĂ©jĂ  fait apparaĂźtre les principaux Ă©lĂ©ments (dissuasion, dĂ©monstration, coercition
) et les principaux dĂ©bats (faut-il dĂ©libĂ©rĂ©ment cibler les populations civiles ?). Rien de nouveau n’est apparu aprĂšs le milieu des annĂ©es 1970. En outre, hormis le cas extrĂȘme d’un affrontement militaire total entre deux puissances nuclĂ©aires majeures, les crises de demain ne se prĂȘteront guĂšre Ă  la mise en Ɠuvre des grilles conceptuelles dĂ©veloppĂ©es au cours de la Guerre froide. Ainsi peut-on dire que si l’arme nuclĂ©aire est moderne, parce qu’elle continue Ă  empĂȘcher la guerre entre deux de ses dĂ©tenteurs, la stratĂ©gie nuclĂ©aire, en revanche, est une « langue morte », alors que la fin du conflit Est-Ouest a permis la redĂ©couverte des guerres de manƓuvre et de bouclier nuclĂ©aire, la stratĂ©gie conventionnelle est aujourd’hui redevenue une « langue vivante ». Nous voyons les crises iraniennes et nord-corĂ©ennes comme l’avant-garde d’une nouvelle vague de prolifĂ©ration nuclĂ©aire, qui cherchent Ă  affirmer leur identitĂ© nationale mais aussi Ă  se prĂ©munir contre la supĂ©rioritĂ© militaire occidentale et de ses agressions. Le nuclĂ©aire rend les nations libres, pour le meilleur et le pire. Mais l’ordre international est contestĂ© par l’arme nuclĂ©aire. Cela a Ă©tĂ© le cas dĂšs les origines. L’ONU est une organisation prĂ© nuclĂ©aire, la Charte de l’ONU est un document prĂ© nuclĂ©aire. C’est en petite une coĂŻncidence si les cinq membres permanents du Conseil de sĂ©curitĂ© sont aussi les cinq puissances nuclĂ©aires au sens du TNP. L’ordre actuel est aujourd’hui contestĂ© et rejette par l’opinion publique internationale. D’abord, la notion de puissance nuclĂ©aire a volĂ© en Ă©clat en 1998 avec les essais indien et pakistanais, qui rĂ©vĂ©laient au grand jour une capacitĂ© acquise une dizaine d’annĂ©es auparavant. Ensuite, des pays non nuclĂ©aires revendiquent un statut de membre permanent au Conseil. Enfin, certains (l’Inde) ont espĂ©rĂ© que leur statut nuclĂ©aire leur ouvrirait les portes du Conseil. Et ce sont les États de l’EDAN qui, au nom d'un TNP qu'ils ne respectent pas, refusent aux autres États du monde l'accĂšs au nuclĂ©aire civil et militaire et mĂȘme dans le cas de l'Iran, l'accĂšs Ă  la maĂźtrise du processus complet d'enrichissement de l'uranium Ă  des fins civiles parce que celle-ci lui permettrait d'avoir accĂšs facilement au nuclĂ©aire militaire. Plus paradoxale encore est l'attitude des membres du Club nuclĂ©aire vis-Ă -vis des trois États rebelles l’Inde, le Pakistan et IsraĂ«l qui ne veulent plus signer le TNP, parc qu’ils deviennent dissuasifs et sont dotĂ©s d'un arsenal nuclĂ©aire. Les Etats-Unis viennent de signer un accord avec l'Inde qui prĂ©voit une dissociation entre le nuclĂ©aire civil et le nuclĂ©aire militaire de cet Etat. En fait, l'Agence internationale pour l'Ă©nergie atomique (AIEA) contrĂŽlera le nuclĂ©aire civil suivant les rĂšgles du TNP, ce qui permettra Ă  l'Inde de satisfaire Ă  terme ses immenses besoins Ă©nergĂ©tiques civils, mais l'Inde gardera son autonomie vis-Ă -vis du nuclĂ©aire militaire c'est-Ă -dire son indĂ©pendance, dans le dĂ©veloppement des bombes atomiques. S'inscrire dans le rĂ©seau mondial nuclĂ©aire civil permet Ă  l'Inde d'acquĂ©rir de l'uranium sur le "marchĂ©" et Ă  quelques grands pays fournisseur d’uranium enrichi notamment : IsraĂ«l, les Etats-Unis, le Canada, la France et la Russie, et bien d’autres non rĂ©pertoriĂ©s par l’AIEA de profiter de quelques contrats intĂ©ressants (centrales nuclĂ©aires, etc.) sans oublier quelques juteux contrats d'armements classiques. Notons que quelques spĂ©cialistes indiens de la dissuasion n'Ă©taient pas trĂšs partisans de cet accord qui freine, d'aprĂšs eux, l'accĂšs de l'Inde Ă  une "dissuasion minimum crĂ©dible". Il est bon de souligner ici que l'accĂšs Ă  celle-ci signifie essentiellement "capacitĂ© de contre-frappe" c'est-Ă -dire capacitĂ© de riposter Ă  un agresseur en lui infligeant des pertes intolĂ©rables. Cela est bien autre chose que de disposer de quelques armes nuclĂ©aires et exige un effort considĂ©rable et de longue haleine non seulement dans le domaine des armes mais aussi dans les domaines des vecteurs et de la maĂźtrise de l'espace. Inutile d'Ă©voquer le cas israĂ©lien. Aucun membre du Club nuclĂ©aire n'a jamais critiquĂ© l'accĂšs d'IsraĂ«l au rang de puissance nuclĂ©aire, pour de nombreuses raisons d'ailleurs. Le Pakistan pose plus de problĂšmes pour le Club, mais comme il est devenu un alliĂ© des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme international, il est aujourd'hui considĂ©rĂ© comme un acteur "responsable" dans le concert des puissances nuclĂ©aires. VoilĂ  pourtant un Etat qui non seulement n'a pas signĂ© le TNP est en outre le seul, connu Ă  ce jour, Ă  avoir fait commerce de technologies nuclĂ©aires avec... la CorĂ©e du Nord ! Et voilĂ  que le Premier ministre pakistanais qui estime, bien entendu, que l'Iran ne dĂ©sirait pas possĂ©der d'armes nuclĂ©aires Ă  l'avenir. Il pense quand mĂȘme qu'une action militaire contre l'Iran serait catastrophique pour la rĂ©gion et il prĂŽne le dialogue entre les parties, comme si le Pakistan avait des leçons de sagesse et retenue Ă  donner aux autres comme IsraĂ«l. Et c'est ainsi que ces trois États nuclĂ©aires entourant l'Iran bĂ©nĂ©ficient eux de l'amicale comprĂ©hension, si ce n'est l'appui total, des membres du Club nuclĂ©aire dĂ©partagĂ© sur la question iranienne. L’avenir de l’arme nuclĂ©aire se joue en Asie et au Moyen-Orient. C’est lĂ  que se trouvent les arsenaux nuclĂ©aires incontrĂŽlables en puissance et en nombre (IsraĂ«l possĂšde plus de 300 tĂȘtes nuclĂ©aires) ainsi que les principaux risques de prolifĂ©ration, et les risques d’emploi (IsraĂ«l un Etat rebelle au TNP, menace l’Iran signataire du TNP), c’est dans ces pays qu’on peut s’approvisionner en produit nuclĂ©aire Ă  bon prix, sans emmerdement. La prolifĂ©ration nuclĂ©aire est assurĂ© par la vulgarisation des armes nuclĂ©aires sans risque d’ĂȘtre utilisĂ©es quant Ă  la dissuasion elle a tendance de disparaitre. D’autres armes sont beaucoup plus destructives que le nuclĂ©aire et qui font peur. Le nuclĂ©aire n’a plus le monopole de dissuasion, bien qu’aucune technologie envisageable aujourd’hui n’ait les mĂȘmes effets physiques et psychologiques. Conclusion L’arme nuclĂ©aire reste le monopole des Etats, quant Ă  la dissuasion elle deviendra la propriĂ©tĂ© du terrorisme. Expert en Ă©nergie DĂ©posĂ© sur presse le 05/08/2009 Algerian Society For International Relations

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