{"id":403,"date":"2008-01-13T13:48:00","date_gmt":"2008-01-13T12:48:00","guid":{"rendered":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/?p=403"},"modified":"2021-01-14T21:13:47","modified_gmt":"2021-01-14T20:13:47","slug":"usa-le-jeu-de-loie","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/usa-le-jeu-de-loie\/","title":{"rendered":"USA\/ Le jeu de l&apos;oie"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"vertical-align: inherit;\"><span style=\"vertical-align: inherit;\"><\/p>\n<p>Pour un observateur &eacute;tranger, les primaires am&eacute;ricaines ont quelque chose de d&eacute;routant. Mais elles rendent bien compte de l&rsquo;&eacute;volution de l&rsquo;opinion.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Le 44e pr&eacute;sident des Etats-Unis sera &eacute;lu le 4 novembre prochain. Ayant effectu&eacute; deux mandats,&nbsp; le pr&eacute;sident sortant r&eacute;publicain, George W. Bush, n&rsquo;est pas r&eacute;&eacute;ligible. En g&eacute;n&eacute;ral, c&rsquo;est le vice-pr&eacute;sident qui se pr&eacute;sente dans ce cas pour assurer la continuit&eacute; politique. Mais Dick Cheney, le partenaire de Bush, &acirc;g&eacute;, malade et peu populaire, a d&eacute;cid&eacute; de passer la main. Le scrutin opposera donc, pour la premi&egrave;re fois depuis 1952, des personnalit&eacute;s nouvelles des deux partis. Une situation <em>&laquo; ouverte &raquo;,<\/em> c&rsquo;est &agrave; dire impr&eacute;visible. <\/p>\n<p>Les d&eacute;mocrates et les r&eacute;publicains d&eacute;signent leurs candidats respectifs &agrave; la pr&eacute;sidence et &agrave; la vice-pr&eacute;sidence, le ticket , &agrave; la suite d&apos;un premier processus &eacute;lectoral, les primaires. C&rsquo;est un processus assez d&eacute;routant pour un observateur &eacute;tranger. Il lui semble sortir de la logique euclidienne ou newtonienne pour entrer dans celle du Jeu de l&apos;Oie. Ou d&apos;Alice aux pays des merveilles&#8230;<\/p>\n<p>Les citoyens qui veulent participer aux primaires, de janvier &agrave; juin selon les Etats, doivent se faire <em>&laquo; enregistrer &raquo; <\/em>sur les listes &eacute;lectorales locales en qualit&eacute; de d&eacute;mocrates ou de r&eacute;publicains. Cela n&apos;entache en rien leur libert&eacute; de choix au moment de l&apos;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle proprement dite, en novembre. Un <em>&laquo; d&eacute;mocrate enregistr&eacute; &raquo;<\/em> peut parfaitement voter r&eacute;publicain, et vice-versa. Rien n&apos;emp&ecirc;che non plus&nbsp; un citoyen de se faire <em>&laquo; enregistrer &raquo;<\/em> &agrave; chaque campagne &eacute;lectorale pour un parti diff&eacute;rent &#8211; ni &agrave; un homme politique de changer d&apos;affiliation en cours de carri&egrave;re. Dans plusieurs Etats, il n&apos;y a m&ecirc;me pas d&apos;enregistrement : c&apos;est l&apos;ensemble des &eacute;lecteurs, d&eacute;mocrates et r&eacute;publicains, qui est appel&eacute; &agrave; se prononcer sur les candidats des deux partis. Transpos&eacute;e en France, cette situation permettrait par exemple aux sympathisants socialistes ou Front national d&apos;arbitrer entre les candidats UMP ou MoDem.<\/p>\n<p>Quelques Etats pratiquent les primaires sont leur forme la plus archa&iuml;que&nbsp; : le <em>caucus<\/em>.&nbsp; Les &eacute;lecteurs de chaque parti se rassemblent dans les mairies, les &eacute;glises, voire m&ecirc;me au domicile de riches particuliers. A l&apos;heure dite &#8211; sept heures du soir en Iowa &#8211; on pr&eacute;sente aux personnes ainsi r&eacute;unies les candidats &agrave; la pr&eacute;sidence. Leurs partisans respectifs se s&eacute;parent en plusieurs groupes. On compte les t&ecirc;tes. On additionne les r&eacute;sultats des diverses r&eacute;unions. Enfin, une quinzaine d&apos;Etats, sur un total de cinquante, n&apos;ont pas jug&eacute; bon de s&apos;immiscer dans le fonctionnement des organisations politiques : il n&apos;y a donc chez eux ni primaires, ni caucus. Ce sont les comit&eacute;s locaux des partis qui se prononcent.<\/p>\n<p>Pour bizarre qu&rsquo;il soit, le syst&egrave;me fonctionne assez bien : en fin de parcours, les deux candidats sont repr&eacute;sentatifs de l&rsquo;Am&eacute;rique r&eacute;elle. Que dire des pr&eacute;tendants de 2008 ?<\/p>\n<p>Chez les d&eacute;mocrates, le duel qui oppose Hillary Clinton, &eacute;pouse de l&rsquo;ex-pr&eacute;sident Bill Clinton et s&eacute;natrice de New-York, &agrave; Barack Obama, s&eacute;nateur de l&rsquo;Illinois, est un instantan&eacute; de l&rsquo;&eacute;volution d&eacute;mographique des Etats-Unis. Une Blanche de soixante ans, un Noir de quarante-sept ans. Une mod&eacute;r&eacute;e qui a vot&eacute; en faveur de la guerre d&rsquo;Irak en 2003 et qui se refuse &agrave; un retrait pr&eacute;cipit&eacute; de ce pays. Un gauchiste qui a vot&eacute; contre cet engagement militaire et qui en est devenu l&rsquo;un des critiques les plus acerbes. Un &eacute;lectorat qui pourrait en supplanter un autre.<\/p>\n<p>Chez les r&eacute;publicains, deux favoris &acirc;g&eacute;s mais projetant une image de force, le s&eacute;nateur de l&rsquo;Arizona John MacCain, h&eacute;ros du Vietnam, et John Giuliani, ancien maire de New York, h&eacute;ros de la lutte contre la criminalit&eacute; puis du 11 septembre 2001. L&rsquo;un et l&rsquo;autre passent pour &ecirc;tre plus centristes que George W. Bush, ce qui pourrait constituer un atout. Il y aussi un outsider, Mike Huckabee, ancien gouverneur de l&rsquo;Arkansas et pasteur baptiste, qui fait campagne &agrave; la fois sur les valeurs traditionnelles et la justice sociale.<\/p>\n<p>Quand il ne si&eacute;geait pas encore au S&eacute;nat, Obama a souvent particip&eacute; &agrave; des meetings propalestiniens. Hillary Clinton est pro-isra&eacute;lienne mais dans l&rsquo;esprit des accords d&rsquo;Oslo. Giuliani et MacCain sont nettement pro-isra&eacute;liens. Quant &agrave; Huckabee, il s&rsquo;est prononc&eacute; pour la cr&eacute;ation d&rsquo;un Etat palestinien&#8230; en Egypte ou en Arabie Saoudite.<\/p>\n<p><strong>&copy; Michel Gurfinkiel, 2008<\/strong><\/p>\n<p><\/span><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<\/p>\n<p>Pour un observateur &eacute;tranger, les primaires am&eacute;ricaines ont quelque chose de d&eacute;routant. Mais elles rendent bien compte de l&rsquo;&eacute;volution de l&rsquo;opinion.<\/p>\n<\/p>\n<p> <a href=\"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/usa-le-jeu-de-loie\/\">&nbsp;&raquo;&nbsp;Read more about: USA\/ Le jeu de l&apos;oie &nbsp;&raquo;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[657],"tags":[136],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/403"}],"collection":[{"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=403"}],"version-history":[{"count":2,"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/403\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2174,"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/403\/revisions\/2174"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=403"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=403"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=403"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}