{"id":550,"date":"2006-01-06T22:06:00","date_gmt":"2006-01-06T21:06:00","guid":{"rendered":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/?p=550"},"modified":"2021-01-14T21:14:09","modified_gmt":"2021-01-14T20:14:09","slug":"monde-le-nouveau-grand-jeu","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/monde-le-nouveau-grand-jeu\/","title":{"rendered":"Monde\/ Le nouveau Grand Jeu"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"vertical-align: inherit;\"><span style=\"vertical-align: inherit;\">Face &agrave; l&rsquo;Otan, l&rsquo;Organisation de Shangha&iuml; : une alliance centr&eacute;e sur la Chine et la Russie, mais qui pourrait bient&ocirc;t inclure l&rsquo;Inde et l&rsquo;Iran. Pour les Occidentaux, un d&eacute;fi majeur, &agrave; l&rsquo;aube de 2006.<!--more-->Une g&eacute;opolitique peut en cacher une autre. Depuis 2001, les Etats-Unis ont fait de la <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; guerre contre le terrorisme &quot;<\/span> leur priorit&eacute;, notamment au Proche et au Moyen-Orient. Non sans succ&egrave;s. Mais d&rsquo;autres conflits, d&rsquo;autres tensions, sont en train de prendre forme.Voici un peu plus de deux mois, les six pays membres de l&rsquo;Organisation pour la Coop&eacute;ration de Shangha&iuml; (OCS) &ndash; la Chine, la Russie et quatre Etats d&rsquo;Asie centrale,&nbsp; Kazakhstan, Kyrghyzistan, Ouzb&eacute;kistan et Tadjikistan &#8211; ont d&eacute;cid&eacute; de renforcer leurs liens. Fred Weir note dans le <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>Christian Science Monitor<\/span> que cela revient &agrave; cr&eacute;er une <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; conf&eacute;d&eacute;ration militaire eurasiatique, rivale de l&rsquo;Otan &quot;<\/span>. Le propos n&rsquo;est pas excessif. <\/p>\n<p>La Chine, devenue la <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; manufacture du monde &quot;,<\/span> conna&icirc;t depuis plus de vingt ans un taux de croissance de 9 % par an en moyenne. La Russie, gr&acirc;ce &agrave; d&rsquo;&eacute;normes ressources naturelles (&agrave; commencer par le p&eacute;trole et le gaz naturel), atteint actuellement 6,5 % de croissance. Les deux pays sont des membres permanents du Conseil de s&eacute;curit&eacute; de l&rsquo;Onu. Ils sont l&rsquo;un et l&rsquo;autre des puissances nucl&eacute;aires <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; historiques &quot;, <\/span>que le trait&eacute; de non-prolif&eacute;ration (TNP) autorise &agrave; conserver leurs armes. La Chine est l&rsquo;Etat le plus peupl&eacute; de la plan&egrave;te (1,3 milliard d&rsquo;habitants), la Russie le plus vaste (17 millions de kilom&egrave;tres carr&eacute;s). Un tel bin&ocirc;me constitue en effet un p&ocirc;le de puissance cr&eacute;dible. Et il correspond au <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; C&oelig;ur du Monde &quot;<\/span> proph&eacute;tis&eacute; par les g&eacute;opoliticiens du d&eacute;but du XXe si&egrave;cle, Harold Mackinder et Nicholas Spykman, adversaire in&eacute;luctable des puissances maritimes anglo-saxonnes&hellip;<\/p>\n<p>Mais ce n&rsquo;est pas tout. A la derni&egrave;re r&eacute;union de l&rsquo;OCS, trois autres pays &eacute;taient pr&eacute;sents &agrave; titre d&rsquo;observateurs : l&rsquo;Inde, repr&eacute;sent&eacute;e par son ministre des Affaires &eacute;trang&egrave;res Natwar Singh, le Pakistan, par son premier ministre Shaukat Aziz,&nbsp; et l&rsquo;Iran, par son vice-pr&eacute;sident&nbsp; Parviz Davoudi. Deux de ces trois Etats, l&rsquo;Inde et le Pakistan, sont des puissances nucl&eacute;aires. Le troisi&egrave;me, l&rsquo;Iran, aspire &agrave; en devenir une prochainement. Un de ces Etats, l&rsquo;Inde, dispose d&rsquo;une population comparable &agrave; celle de la Chine (1 milliard d&rsquo;habitants) et conna&icirc;t une croissance presque aussi rapide (plus de 6 %), fond&eacute;e sur une ma&icirc;trise grandissante des technologies informatiques. Si ces observateurs rejoignent l&rsquo;Organisation &ndash; et ils semblent d&eacute;cid&eacute;s &agrave; le faire -, l&rsquo;Occident euro-am&eacute;ricain sera confront&eacute; &agrave; un concurrent de premi&egrave;re grandeur. <\/p>\n<p>Les puissances eurasiatiques pr&eacute;sentent le plus souvent l&rsquo;OCS comme une <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; r&eacute;ponse aux menaces terroristes r&eacute;v&eacute;l&eacute;es par les attentats du 11 septembre 2001 &quot;.<\/span> En fait, l&rsquo;Organisation a &eacute;t&eacute; fond&eacute;e le 26 avril 2001, soit quatre mois avant l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement. A l&rsquo;initiative d&rsquo;une Chine qui y cherchait un contrepoids &agrave; d&rsquo;&eacute;ventuelles menaces am&eacute;ricaines. Certes,&nbsp; l&rsquo;OCS utilise le 11 septembre, et la mobilisation antiterroriste qui s&rsquo;ensuit, pour l&eacute;gitimer son action : tant et si bien que Washington n&rsquo;accorde que peu d&rsquo;attention, sur le moment, &agrave; la nouvelle alliance. <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; Une grave erreur &quot;<\/span>, commente&nbsp; aujourd&rsquo;hui Ariel Cohen, un directeur de recherche &agrave; la Heritage Foundation. <\/p>\n<p>Pendant la premi&egrave;re phase de la <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; guerre contre le terrorisme &quot;,<\/span> la bataille d&rsquo;Afghanistan, l&rsquo;OCS coop&egrave;re avec les Etats-Unis et l&rsquo;Otan. Le pr&eacute;sident russe Vladimir Poutine a &eacute;t&eacute; le premier chef d&rsquo;Etat &eacute;tranger &agrave; exprimer ses condol&eacute;ances au pr&eacute;sident am&eacute;ricain George W. Bush apr&egrave;s le 11 septembre : joignant le geste &agrave; la parole, il permet&nbsp; &agrave; l&rsquo;aviation am&eacute;ricaine de survoler le territoire russe et au besoin d&rsquo;y faire escale. Les Etats d&rsquo;Asie centrale accueillent une pr&eacute;sence militaire am&eacute;ricaine permanente. La Chine partage avec l&rsquo;Am&eacute;rique des informations sur les r&eacute;seaux islamistes en Asie du Sud-Est. <\/p>\n<p>Mais &agrave; partir de la deuxi&egrave;me phase, la bataille d&rsquo;Irak, l&rsquo;OCS reprend ses distances. Plusieurs facteurs ont jou&eacute;.<\/p>\n<p>1. En 2001, les Etats-Unis apparaissent comme une superpuissance absolue, avec laquelle il vaut mieux s&rsquo;entendre. Deux ans plus tard, Washington a perdu son aura. Les deux principaux pays de l&rsquo;Union europ&eacute;enne, l&rsquo;Allemagne et la France, ont refus&eacute; de participer &agrave; la guerre d&rsquo;Irak. Des membres importants de l&rsquo;Otan, comme la Turquie, ont fait de m&ecirc;me. Si les Am&eacute;ricains ont pu renverser le r&eacute;gime de Saddam Hussein en quelques jours, ils n&rsquo;ont pas parvenu &agrave; <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; pacifier &quot;<\/span> le pays. Le Pentagone reconna&icirc;t que cette guerre est co&ucirc;teuse en argent, en mat&eacute;riel, en personnels. Il semble impossible de mener simultan&eacute;ment <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; deux conflits et demi &quot; <\/span>de ce type, contrairement &agrave; la doctrine officielle de la d&eacute;fense nationale am&eacute;ricaine. Washington ne pourrait donc pas se projeter sur d&rsquo;autres th&eacute;&acirc;tres d&rsquo;op&eacute;ration, en particulier en Asie.<\/p>\n<p>2. L&rsquo;un des buts avou&eacute;s de la <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; guerre contre le terrorisme &quot;<\/span> est d&rsquo;assurer la s&eacute;curit&eacute; des approvisionnements &eacute;nerg&eacute;tiques du monde industriel, tant au Moyen-Orient qu&rsquo;en Asie centrale. Les pays eurasiatiques, dont les besoins en &eacute;nergie croissent tr&egrave;s vite, ne voient pas pourquoi ils devraient d&eacute;pendre de Washington sur ce point. En fait, ils soup&ccedil;onnent les Am&eacute;ricains de freiner leur d&eacute;veloppement en organisant une sorte d&rsquo;OPA strat&eacute;gique mondiale sur les hydrocarbures.<\/p>\n<p>3. La doctrine Bush combine la <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; guerre contre le terrorisme &quot;<\/span> avec le renforcement de la d&eacute;mocratie et des droits de l&rsquo;homme. Les pays de l&rsquo;OCS actuelle sont des pays <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; post-communistes &quot;<\/span> &#8211; que le r&eacute;gime soit toujours nominalement communiste, comme c&rsquo;est le cas en Chine, ou nominalement d&eacute;mocratique, comme en Russie &ndash; et ne voient pas l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t. Au contraire, ils ont tendance &agrave; interpr&eacute;ter cette <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; croisade de la libert&eacute; &quot; <\/span>comme une man&oelig;uvre g&eacute;opolitique dirig&eacute;e contre leurs propres int&eacute;r&ecirc;ts. La Chine croit que le v&eacute;ritable objectif de Washington, sous couvert de d&eacute;mocratie, est de la balkaniser : en favorisant l&rsquo;ind&eacute;pendance de Taiwan, du Tibet, d&rsquo;un Xinjiang ouighour, et en <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; f&eacute;d&eacute;ralisant &quot;<\/span> le reste du teritoire. La Russie constate que Washington a fait entrer dans l&rsquo;Otan, contre sa volont&eacute;,&nbsp; l&rsquo;ex-Europe de l&rsquo;Est puis les ex-r&eacute;publiques baltes, et qu&rsquo;elle s&rsquo;attaque d&eacute;sormais au centre m&ecirc;me de son ancien empire, en soutenant les r&eacute;volutions d&eacute;mocratiques de G&eacute;orgie (2003), d&rsquo;Ukraine (2004) et du Kirghizistan (2005). Les Etats d&rsquo;Asie centrale s&rsquo;interrogent sur la r&eacute;volution kirghize, mais aussi sur une tentative de r&eacute;volution&nbsp; en Ouzb&eacute;kistan (2005).<\/p>\n<p>4. A partir de 2003, les pays eurasiatiques cessent de croire &agrave; l&rsquo;avenir des Etats-Unis, pays surendett&eacute; dont la monnaie fl&eacute;chit, et de l&rsquo;Europe, &eacute;conomie &eacute;trangl&eacute;e par une protection sociale excessive et une monnaie ultra-d&eacute;flationniste. Ils retrouvent la confiance en eux-m&ecirc;mes qu&rsquo;ils avaient avant le crash de 1997 : le XXIe si&egrave;cle, &agrave; leurs yeux, ne sera pas tant <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; pacifique &quot;,<\/span> ce qui suppose une participation am&eacute;ricaine importante, qu&rsquo; <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; alta&iuml;que &quot;,<\/span> c&rsquo;est-&agrave;-dire centr&eacute; sur l&rsquo;Asie centrale, <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; m&egrave;re des peuples &quot;<\/span>. Les &eacute;v&eacute;nements politiques des deux derni&egrave;res ann&eacute;es en Occident &ndash; rage anti-Bush aux Etats-Unis, rejet de la constitution conf&eacute;d&eacute;rale en Europe &ndash; ne font que renforcer ces convictions profondes.<\/p>\n<p>Jusqu&rsquo;o&ugrave; peut aller la coop&eacute;ration au sein de l&rsquo;OCS ? Le bin&ocirc;me sino-russe n&rsquo;a cess&eacute; de se renforcer. En ao&ucirc;t 2005, lor des man&oelig;uvres conjointes dans l&rsquo;Extr&ecirc;me-Orient russe, les arm&eacute;es des deux pays ont mis en sc&egrave;ne une intervention dans un secteur <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; en proie &agrave; une d&eacute;stabilisation t&eacute;l&eacute;guid&eacute;e de l&rsquo;ext&eacute;rieur &quot;. <\/span><\/p>\n<p>Les pays d&rsquo;Asie centrale restent prudents : si l&rsquo;Ouzb&eacute;kistan a exig&eacute; la fermeture de la base am&eacute;ricaine de Karshi-Khanabad, le Kirghizistan maintient celle de Manas, et le Kazakhstan continue &agrave; accueillir une important mission militaire sur son territoire. En Inde, le revirement pro-OCS co&iuml;ncide avec le retour au pouvoir de la gauche (le parti du Congr&egrave;s), traditionnellement prorusse, en 2004 : mais le rapprochement avec l&rsquo;Am&eacute;rique initi&eacute; auparavant par la droite (le BJP nationaliste hindou) n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; d&eacute;nonc&eacute; en tant que tel. Le Pakistan, qui cumule une alliance am&eacute;ricaine et une alliance chinoise, a imit&eacute; l&rsquo;Inde pour &eacute;viter un &eacute;ventuel isolement. Quant &agrave; l&rsquo;Iran, c&rsquo;est &agrave; la fois un alli&eacute; traditionnel de la Chine et un partenaire &eacute;conomique et technologie de la Russie post-communiste, jusque dans le domaine nucl&eacute;aire.<\/p>\n<p><span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; A terme &quot;,<\/span> note un expert du Nixon Center, <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; rien ne garantit que les six membres actuels de l&rsquo;alliance et les trois membres potentiels aillent jusqu&rsquo;au bout de leur projet. Mais ce sera le cas de la plus grande partie d&rsquo;entre eux &quot;.&nbsp;<\/span> Ce r&eacute;alignement ne manquera pas d&rsquo;en provoquer d&rsquo;autres, selon la logique &eacute;ternelle de l&rsquo;&eacute;quilibre des puissances. Si le Japon de Junichiro Koizumi (brillamment r&eacute;&eacute;lu en septembre 2005) se pose en contrepoids asiatique de la Chine et de la Russie, et donc en alli&eacute; des Etats-Unis, les pays islamiques sont tent&eacute;s pour leur part de se rapprocher de ce qui leur appara&icirc;t comme <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; le bloc n&eacute;o-communiste &quot;.<\/span> La tentation est particuli&egrave;rement forte en Turquie : Ahmet Davutoglu, le plus proche conseiller du premier ministre islamiste Recep Tayip Erdogan, en a fait la ligne directrice de son livre <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>Profondeur strat&eacute;gique.<\/span><\/p>\n<p>Et l&rsquo;Europe ? L&rsquo;anti-am&eacute;ricanisme strident de 2003 n&rsquo;est plus de mise au niveau gouvernemental, ni en Allemagne, ni en France. La menace industrielle et commerciale asiatique est d&eacute;sormais prise au s&eacute;rieux. Mais on ne tire pas n&eacute;cessairement toutes les cons&eacute;quences du nouveau rapport de forces plan&eacute;taires. Le cas Gazprom est assez &eacute;loquent &agrave; cet &eacute;gard. Derri&egrave;re les <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; contrats du si&egrave;cle &quot; <\/span>sign&eacute;s par Gerhard Schr&ouml;der et d&rsquo;autres hommes politiques, dans des conditions assez obscures, c&rsquo;est un projet de l&rsquo;&eacute;poque sovi&eacute;tique qui est en cours de r&eacute;alisation : l&rsquo;inf&eacute;odation de l&rsquo;industrie europ&eacute;enn au gaz naturel sib&eacute;rien, pour des d&eacute;cennies&hellip;<\/span><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Face &agrave; l&rsquo;Otan, l&rsquo;Organisation de Shangha&iuml; : une alliance centr&eacute;e sur la Chine et la Russie, mais qui pourrait bient&ocirc;t inclure l&rsquo;Inde et l&rsquo;Iran. Pour les Occidentaux, un d&eacute;fi majeur, &agrave; l&rsquo;aube de 2006.<\/p>\n<p> <a href=\"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/monde-le-nouveau-grand-jeu\/\">&nbsp;&raquo;&nbsp;Read more about: Monde\/ Le nouveau Grand Jeu &nbsp;&raquo;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[657],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/550"}],"collection":[{"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=550"}],"version-history":[{"count":2,"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/550\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2379,"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/550\/revisions\/2379"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=550"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=550"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=550"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}