{"id":568,"date":"2006-02-03T09:23:00","date_gmt":"2006-02-03T08:23:00","guid":{"rendered":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/?p=568"},"modified":"2021-01-14T21:14:09","modified_gmt":"2021-01-14T20:14:09","slug":"palestiniens-sept-questions-sur-le-hamas","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/palestiniens-sept-questions-sur-le-hamas\/","title":{"rendered":"Palestiniens\/ Sept questions sur le Hamas"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"vertical-align: inherit;\"><span style=\"vertical-align: inherit;\">La d&eacute;mocratisation de la soci&eacute;t&eacute; palestinienne devait consolider la paix. Elle porte au pouvoir les djihadistes du Hamas. Sept cl&eacute;s pour comprendre la suite des &eacute;v&eacute;nements.<!--more--><span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; Le gouvernement palestinien, quel qu&rsquo;il soit, doit renoncer &agrave; la violence, reconna&icirc;tre Isra&euml;l et accepter les accords de paix existants&hellip; Il va de soi que l&rsquo;aide internationale d&eacute;pendra de l&rsquo;application de ces principes&hellip; &quot; <\/span>C&rsquo;est l&rsquo;avertissement que Kofi Anan, le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Onu, adressait lundi dernier au vainqueur des &eacute;lections l&eacute;gislatives palestiniennes, le Mouvement de la R&eacute;sistance islamique, plus connu sous son acronyme arabe : Hamas. Le 26 janvier, celui-ci avait emport&eacute; 76 si&egrave;ges sur 132 au parlement de Ramallah. Le Fatah, qui soutient le pr&eacute;sident Mahmoud Abbas, n&rsquo;en avait obtenu que 43. Les autres partis se partageaient les treize si&egrave;ges restants. <\/p>\n<p>La victoire du Hamas constitue ce que l&rsquo;on appelle en termes philosophiques une aporie : <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; une difficult&eacute; logique sans issue &quot;<\/span> (Petit Larousse). Il semblait aller de soi, jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, que le r&eacute;gime mi-autocratique, mi-mafieux, instaur&eacute; par Yasser Arafat dans les Territoires palestiniens avait &eacute;t&eacute; l&rsquo;une des causes principales de l&rsquo;&eacute;chec des accords d&rsquo;Oslo de 1993 ; et que l&rsquo;instauration d&rsquo;un r&eacute;gime plus d&eacute;mocratique allait au contraire contribuer &agrave; la reprise du processus de paix entre Isra&eacute;liens et Palestiniens. Or voici que la d&eacute;mocratie donne le pouvoir &agrave; un parti qui r&eacute;cuse en fait la d&eacute;mocratie, rejette l&rsquo;id&eacute;e m&ecirc;me d&rsquo;une paix avec Isra&euml;l et pratique ouvertement le terrorisme. <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; So, what&rsquo;s next ? &quot;<\/span>, aurait dit la secr&eacute;taire d&rsquo;Etat am&eacute;ricaine, Condoleezza Rice, en apprenant les r&eacute;sulats : <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; Et maintenant, on fait quoi ? &quot; <\/span><\/p>\n<p>Seule consolation, qui n&rsquo;en est pas vraiment une : la Palestine n&rsquo;est pas le seul pays arabe ou islamique confront&eacute; &agrave; cette aporie. En 2005, les &eacute;lections irakiennes ont donn&eacute; le pouvoir &agrave; des partis chiites li&eacute;s aux ayatollahs locaux. Les &eacute;lections &eacute;gyptiennes ont r&eacute;v&eacute;l&eacute; une forte mont&eacute;e des Fr&egrave;res musulmans, en d&eacute;pit de garde-fous multiples. Il en est all&eacute; de m&ecirc;me, les ann&eacute;es pr&eacute;c&eacute;dentes, en Jordanie, au Maroc et en Alg&eacute;rie. Au Liban, la restauration de l&rsquo;ind&eacute;pendance nationale est hypoth&eacute;qu&eacute;e par la perc&eacute;e &eacute;lectorale du Hezbollah dans la communaut&eacute; chiite. En Turquie, le parti islamiste mod&eacute;r&eacute; AKP a pris en 2002 le contr&ocirc;le de la R&eacute;publique la&iuml;que fond&eacute;e voici plus de quatre-vingts ans par Atat&uuml;rk. En Iran, la <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; d&eacute;mocratie islamique &quot;<\/span> se r&eacute;duit &agrave; un d&eacute;bat entre l&rsquo;aile mod&eacute;r&eacute;e et l&rsquo;aile radicale du khomeinisme : mais m&ecirc;me dans ce contexte, il n&rsquo;est pas indiff&eacute;rent que l&rsquo;aile radicale l&rsquo;ait emport&eacute; au printemps dernier, avec Mahmoud Ahmadinedjad. <\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>1. LE HAMAS EST-IL VRAIMENT MAJORITAIRE ? <\/span><br style=&quot;font-weight: bold;&quot; \/><br \/>Les Territoires palestiniens sont dot&eacute;s d&rsquo;un syst&egrave;me &eacute;lectoral mixte, de type allemand : la moiti&eacute; des d&eacute;put&eacute;s est &eacute;lue au scrutin majoritaire uninominal, l&rsquo;autre moiti&eacute; au scrutin de liste proportionnel. La victoire du Hamas a &eacute;t&eacute; plus nette au scrutin majoritaire : 46 si&egrave;ges sur 66. A la proportionnelle, il n&rsquo;a obtenu que 30 si&egrave;ges, face aux 27 si&egrave;ges du Fatah et aux 9 si&egrave;ges des petits partis. En d&rsquo;autres termes, si les &eacute;lections s&rsquo;&eacute;taient d&eacute;roul&eacute;es uniquement &agrave; la proportionnelle (comme en Isra&euml;l), le Fatah aurait probablement gagn&eacute; d&rsquo;une courte t&ecirc;te. <\/p>\n<p>G&eacute;ographiquement, la Palestine est divis&eacute;e en quinze circonscriptions : onze en Cisjordanie et quatre &agrave; Gaza. Le Hamas est majoritaire dans les deux territoires. En Cisjordanie, il domine dans les grandes villes : &agrave; H&eacute;bron (9 si&egrave;ges sur 9), &agrave; Naplouse (5 si&egrave;ges sur 6), &agrave; Ramallah-Bira (4 si&egrave;ges sur 5), dans la r&eacute;gion de J&eacute;rusalem (4 si&egrave;ges sur 6). Le Fatah r&eacute;siste cependant &agrave; Bethl&eacute;em (2 si&egrave;ges sur 4) et &agrave; J&eacute;rusalem-Est (2 si&egrave;ges sur 6) gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;appui des chr&eacute;tiens. <\/p>\n<p>A Gaza, le Hamas domine dans les camps de r&eacute;fugi&eacute;s de Gaza-Nord (5 si&egrave;ges sur 5) mais n&rsquo;obtient qu&rsquo;une courte majorit&eacute; &agrave; Gaza-Ville, le <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; Tel-Aviv palestinien &quot;<\/span> (5 si&egrave;ges sur 8). Rafah, au sud, reste un bastion du Fatah (3 si&egrave;ges sur 3). <\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>2. ENTRE LE FATAH ET LE HAMAS, QUELLES DIFFERENCES ? <\/span><\/p>\n<p>Les deux organisations sont issues de l&rsquo;islamisme palestinien d&rsquo;avant 1948, lui-m&ecirc;me li&eacute; aux Fr&egrave;res musulmans d&rsquo;Egypte et de Syrie. Mais le Fatah, sous la direction d&rsquo;Arafat, a subordonn&eacute; la religion au nationalisme, tandis que le Hamas, fond&eacute; et dirig&eacute; par le cheikh Ahmed Yassine, consid&egrave;re le nationalisme comme un simple <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; v&eacute;hicule &quot;<\/span> de la renaissance religieuse. <\/p>\n<p>Dans les ann&eacute;es 1970 et 1980, alors qu&rsquo;Arafat pr&ocirc;nait la lutte militaire et politique contre Isra&euml;l, Yassine avait opt&eacute; pour une strat&eacute;gie civile : soumission &agrave; Isra&euml;l, mais mise en place de structures &eacute;ducatives ou sociales strictement islamiques. Apr&egrave;s les accords d&rsquo;Oslo, une sorte de chass&eacute;-crois&eacute; s&rsquo;est produit : Arafat a jou&eacute; en partie la carte de la coop&eacute;ration avec Isra&euml;l, tandis que le Hamas s&rsquo;est converti &agrave; la lutte arm&eacute;e. <\/p>\n<p>Au centre de l&rsquo;id&eacute;ologie du Hamas, la Charte de 1988, r&eacute;dig&eacute;e par cheikh Yassine. Un manifeste islamiste sans concession. L&rsquo;article 13 affirme que <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; la question palestinienne n&rsquo;existe que sous l&rsquo;angle du djihad &quot;. <\/span>L&rsquo;article 11 interdit tout compromis avec Isra&euml;l, et ajoute : <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; La loi islamique qui enjoint de lib&eacute;rer la Palestine est la m&ecirc;me que celle qui s&rsquo;applique &agrave; tout autre territoire qui a &eacute;t&eacute; conquis &agrave; un moment ou un autre par l&rsquo;islam &quot;.<\/span> En d&rsquo;autres termes : d&rsquo;abord la Palestine, puis l&rsquo;Espagne, la France jusqu&rsquo;&agrave; Poitiers, les Balkans&hellip; <\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>3. COMMENT EXPLIQUER CETTE VICTOIRE ? <\/span><br style=&quot;font-weight: bold;&quot; \/><br \/>Le Hamas est implant&eacute; depuis une vingtaine d&rsquo;ann&eacute;es dans les r&eacute;gions traditionnellement religieuses de Cisjordanie, comme H&eacute;bron, ou &agrave; Gaza. Il y contr&ocirc;le notamment les universit&eacute;s locales. Arafat lui avait interdit de prendre part en tant que tel aux premi&egrave;res &eacute;lections l&eacute;gislatives palestiniennes, en 1996. Selon certains analystes, il aurait pu obtenir d&egrave;s cette date entre 30 et 40 % des si&egrave;ges au parlement. <\/p>\n<p>A cet ancrage relativement ancien se sont ajout&eacute;s d&rsquo;autres facteurs : le Fatah a &eacute;t&eacute; d&eacute;consid&eacute;r&eacute; par de nombreuses affaires de corruption ; son chef actuel, Abbas, n&rsquo;a pas le charisme d&rsquo;Arafat ; en se posant d&eacute;sormais en parti de la paix avec Isra&euml;l, il a perdu beaucoup de cadres et de militants. En fait, le Fatah serait &agrave; mi-chemin entre deux identit&eacute;s. Il devrait sa r&eacute;silience partielle au ralliement de la <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; minorit&eacute; silencieuse &quot;<\/span> palestinienne : les milieux qui aspirent &agrave; la normalisation et au d&eacute;veloppement &eacute;conomique, les chr&eacute;tiens qui redoutent la mise en place d&rsquo;un Etat islamique fond&eacute; sur la charia&hellip; <\/p>\n<p>4. QUELS POUVOIRS OFFICIELS POUR UN GOUVERNEMENT HAMAS ? <\/p>\n<p>Personne ne le sait exactement. Les lois constitutionnelles palestiniennes, improvis&eacute;es en 1994 lors de la mise en place du r&eacute;gime d&rsquo;autonomie, concentraient la plupart des pouvoirs entre les mains d&rsquo;un pr&eacute;sident &eacute;lu au suffrage universel, qui n&rsquo;&eacute;tait autre que Yasser Arafat. Apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;chec de la Seconde Intifada, en 2002, un r&eacute;gime semi-parlementaire, &eacute;voquant la Ve R&eacute;publique fran&ccedil;aise, a &eacute;t&eacute; mis en place : le pr&eacute;sident garde des pouvoirs &eacute;tendus, mais il nomme un premier ministre qui lui-m&ecirc;me nomme et dirige un gouvernement responsable devant le parlement. Ce poste a &eacute;t&eacute; successivement d&eacute;tenu par Mahmoud Abbas en 2003, puis par Ahmed Korei. <\/p>\n<p>Paradoxe : le renforcement du parlement et du premier ministre, con&ccedil;u &agrave; l&rsquo;origine comme un moyen de mettre Arafat hors jeu et de renforcer les mod&eacute;r&eacute;s au sein des institutions palestiniennes, risque de jouer aujourd&rsquo;hui en faveur des ultras. <\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>5. QUELS POUVOIRS REELS ? <\/span><br style=&quot;font-weight: bold;&quot; \/><br \/>Administration nationale palestinienne, pr&eacute;sidence, parlement, gouvernement : ce n&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;une fa&ccedil;ade. Les vrais pouvoirs appartiennent &agrave; ceux qui disposent d&rsquo;argent et d&rsquo;armes. <\/p>\n<p>Jusqu&rsquo;&agrave; sa mort, fin 2004, Arafat avait gard&eacute; la haute main sur les finances de l&rsquo;Autorit&eacute; palestinienne, sans parler du <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; tr&eacute;sor de guerre &quot;<\/span> du mouvement national palestinien, une fortune &eacute;valu&eacute;e &agrave; plusieurs milliards de dollars et plac&eacute;e sous sa signature personnelle. Cette puissance financi&egrave;re lui a permis de conserver une autorit&eacute; presque absolue sur les forces arm&eacute;es officielles, les forces de police, les services secrets, certaines milices (notamment le <br \/>Tanzim) et la moiti&eacute; au moins des organisations terroristes (notamment les Brigades des Martyrs Al-Aqsa). <\/p>\n<p>Depuis sa mort, les finances officielles palestiniennes sont pass&eacute;es sous le contr&ocirc;le d&rsquo;Abbas. <br \/>Mais elles semblent se limiter aux aides internationales diverses et au reversement des droits de douanes pr&eacute;lev&eacute;s par Isra&euml;l : d&eacute;but 2006, le budget l&rsquo;Autorit&eacute; palestinienne pr&eacute;sente un d&eacute;ficit de 69 millions de dollars. Le <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; tr&eacute;sor de guerre &quot; <\/span>aurait &eacute;t&eacute; confi&eacute; &agrave; un directoire secret, o&ugrave; le deuxi&egrave;me pr&eacute;sident doit cohabiter avec d&rsquo;autres dirigeants palestiniens et avec le clan familial Arafat. Cette faiblesse financi&egrave;re se traduit par un contr&ocirc;le tr&egrave;s al&eacute;atoire de l&rsquo;arm&eacute;e, de la police et des services secrets. Quant aux r&eacute;seaux terroristes, ils ont &eacute;t&eacute; mis en sommeil. <\/p>\n<p>Le Hamas a mis sur pied ses propres sources de financement d&egrave;s la fin des ann&eacute;es 1980, y compris son propre <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; tr&eacute;sor de guerre &quot;<\/span>. Il recevrait aujourd&rsquo;hui une aide importante de l&rsquo;Iran et de la Syrie, par l&rsquo;interm&eacute;diaire du Hezbollah libanais. En outre, ses victoires aux &eacute;lections municipales (il contr&ocirc;le la plupart des grandes villes) lui ont donn&eacute; acc&egrave;s &agrave; des revenus l&eacute;gaux et transparents : taxes locales, attribution d&rsquo;aides internationales &agrave; des &oelig;uvres &agrave; caract&egrave;re social ou culturel g&eacute;r&eacute;es par les mairies&hellip; <\/p>\n<p>Il dispose de ses propres forces paramilitaires ou terroristes (les Brigades Ezzeddine Al-Qassam) et semble avoir noyaut&eacute; une partie des forces militaires ou polici&egrave;res officielles. <\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>6. ABBAS PEUT-IL RECOURIR A L&rsquo;ETAT D&rsquo;URGENCE ? <\/span><br style=&quot;font-weight: bold;&quot; \/><br \/>C&rsquo;est le sc&eacute;nario qui a circul&eacute; tout au long de l&rsquo;ann&eacute;e 2005 : Abbas d&eacute;cr&egrave;te l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence et liquide le Hamas et ses cellules terroristes, avec l&rsquo;aide des Isra&eacute;liens, des Am&eacute;ricains, voire m&ecirc;me des Jordaniens ou des Egyptiens. La contrepartie palestinienen de la <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; mani&egrave;re forte &quot;<\/span> employ&eacute;e par Sharon contre les Isra&eacute;liens install&eacute;s &agrave; Gaza. <\/p>\n<p>Mais Abbas a refus&eacute; de tremper dans cette <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; guerre civile&quot;.<\/span> Peut-&ecirc;tre parce qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas r&eacute;ellement les moyens. Peut-&ecirc;tre aussi parce qu&rsquo;il ne voulait pas appara&icirc;tre comme une sorte de tra&icirc;tre. Il est peu probable qu&rsquo;il tente aujourd&rsquo;hui un coup de force contre un Hamas l&eacute;gitim&eacute; par les urnes. Certains de ses conseillers ont laiss&eacute; entendre que cette solution pouvait &ecirc;tre envisag&eacute;e ult&eacute;rieurement, dans une Palestine compl&egrave;tement ind&eacute;pendante, mais pas sous le r&eacute;gime actuel. <\/p>\n<p>Il n&rsquo;en reste pas moins qu&rsquo;Abbas ne semble pas pr&ecirc;t non plus &agrave; s&rsquo;accommoder d&rsquo;un gouvernement Hamas. Ces derniers jours, il a multipli&eacute; les contacts &ndash; et appels &agrave; l&rsquo;aide &ndash; aupr&egrave;s des Occidentaux et dans les pays arabes mod&eacute;r&eacute;s. Un point crucial : avoir les moyens de payer les 135 000 fonctionnaires de l&rsquo;Autorit&eacute; palestinienne et ses 60 000 militaires et policiers. <\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>7. FAUT-IL DONNER UNE CHANCE AU HAMAS ? <\/span><\/p>\n<p>C&rsquo;est la ligne qui pr&eacute;vaut dans un premier temps : juger le Hamas sur ce qu&rsquo;il fera d&eacute;sormais plut&ocirc;t que sur son pass&eacute;. Kofi Anan y a fait allusion en posant ses <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; trois conditions &quot;<\/span> sur le maintien de l&rsquo;aide internationale. Le pr&eacute;sident am&eacute;ricain George W. Bush a &eacute;galement indiqu&eacute; qu&rsquo;un <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; nouveau Hamas &quot; <\/span>pouvait jouer son r&ocirc;le dans le processus de paix. <\/p>\n<p>La r&eacute;ponse des dirigeants du parti islamiste est ambigu&euml;. Mahmoud Zahar, qui passe pour &ecirc;tre le plus influents d&rsquo;entre eux, a affirm&eacute; d&egrave;s le 26 janvier que <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; la reprise de n&eacute;gociations avec Isra&euml;l n&rsquo;&eacute;tait pas &agrave; l&rsquo;ordre du jour &quot;<\/span>. Mais Isma&iuml;l Haniyeh, qui conduisait la liste Hamas aux &eacute;lections, affirme que les accords <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; qui sont des faits accomplis sans &ecirc;tre formellement l&eacute;gaux &quot;<\/span> seraient respect&eacute;s. <\/p>\n<p>Chez les Isra&eacute;liens, on pense g&eacute;n&eacute;ralement que le Hamas veut renouer avec son ancienne strat&eacute;gie <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; civile &quot;<\/span> : respecter une tr&ecirc;ve prolong&eacute;e afin de parachever l&rsquo;islamisation &ndash; et la <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; djihadisation &quot; <\/span>des Territoires palestiniens. <\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold; font-style: italic;&quot;>&copy; Michel Gurfinkiel &amp; Valeurs Actuelles, 2006 <\/span><\/span><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La d&eacute;mocratisation de la soci&eacute;t&eacute; palestinienne devait consolider la paix. Elle porte au pouvoir les djihadistes du Hamas. Sept cl&eacute;s pour comprendre la suite des &eacute;v&eacute;nements.<\/p>\n<p> <a href=\"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/palestiniens-sept-questions-sur-le-hamas\/\">&nbsp;&raquo;&nbsp;Read more about: Palestiniens\/ Sept questions sur le Hamas &nbsp;&raquo;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[657],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/568"}],"collection":[{"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=568"}],"version-history":[{"count":2,"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/568\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2399,"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/568\/revisions\/2399"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=568"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=568"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=568"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}