{"id":507,"date":"2002-07-19T06:53:00","date_gmt":"2002-07-19T04:53:00","guid":{"rendered":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/?p=507"},"modified":"2021-01-14T21:14:10","modified_gmt":"2021-01-14T20:14:10","slug":"dinard-au-hasard-des-rencontres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/dinard-au-hasard-des-rencontres\/","title":{"rendered":"Dinard\/ Au hasard des rencontres"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"vertical-align: inherit;\"><span style=\"vertical-align: inherit;\">Natifs du lieu ou venus d&apos;ailleurs. Cinq instantann&eacute;s.<!--more--><\/p>\n<p>Quel carrefour, Dinard ! Et quelles aventures, derri&egrave;re chaque visage rencontr&eacute;&#8230; Du pilote de chasse au&nbsp; navigateur solitaire, en passant par le cin&eacute;phile, le critique d&apos;art et l&apos;&eacute;cuyer&#8230;<\/p>\n<p><font size=&quot;4&quot;><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Ronald Frankel<\/span><br style=&quot;font-weight: bold;&quot; \/><\/font><br \/>Pendant la guerre, il fut pilote sur les bombardiers de la RAF. Mari&eacute; &agrave; une Bretonne, p&egrave;re et grand-p&egrave;re de Franco-Britanniques, il n&rsquo;avait d&rsquo;autre choix que de devenir le consul de Sa Majest&eacute; &agrave; Dinard. Un r&ocirc;le dans lequel la plupart de ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs, depuis Alpyn Thomson et Robert Monteith au milieu du XIXe si&egrave;cle, se sont illustr&eacute;s, et qui reste essentiel aujourd&rsquo;hui encore : les Britanniques restent particuli&egrave;rement nombreux dans la station. Il se f&eacute;licite de l&rsquo;entr&eacute;e de son pays dans l&rsquo;Union europ&eacute;enne : <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; Cela facilite incroyablement les choses quand on veut s&rsquo;&eacute;tablir ici. Je me rappelle les formalit&eacute;s byzantines par lesquelles ma femme et moi nous sommes pass&eacute;s dans les ann&eacute;es cinquante, apr&egrave;s notre mariage. En mati&egrave;re de nationalit&eacute;, de fisc, de propri&eacute;t&eacute;. Sans parler du change &quot;.<\/span> Les autres Europ&eacute;ens du Nord, &agrave; commencer par les Allemands, sont nombreux en Bretagne. Mais &agrave; Dinard, c&rsquo;est toujours l&rsquo;Entente Cordiale.<\/p>\n<p><font size=&quot;4&quot; style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Thierry de la Fourni&egrave;re<br \/><\/font><br \/>Rennais d&rsquo;origine, il a cr&eacute;&eacute; Nouvelles Impressions, librairie et maison d&rsquo;&eacute;ditions, un lieu central &agrave; Dinard. Mais c&rsquo;est surtout, depuis 1990, le pr&eacute;sident du Festival du Film britannique, devenu en treize ans l&rsquo;un des trois grands festivals cin&eacute;matographiques organis&eacute;s en France, avec Cannes (international) et&nbsp; Deauville (cin&eacute;ma am&eacute;ricain). <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; J&rsquo;ai toujours ador&eacute; le film britannique. Mais en 1990, il &eacute;tait presque moribond : quarante films par an, contre plus de cent cinquante en France. Et ce que je ne voulais surtout pas, c&rsquo;&eacute;tait me cantonner &agrave; la r&eacute;trospective. &quot;<\/span> Heureux hasard : les ann&eacute;es quatre-vingt-dix voient le grand retour de cette &eacute;cole nationale. <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; Au d&eacute;but, nous traitions le Royaume-Uni, l&rsquo;Irlande et le Commonwealth. Aujourd&rsquo;hui, avec quatre-vingt films par an dans les Iles britanniques, nous devons nous y limiter &quot;.<\/span> Dinard ouvre le film d&rsquo;Outre-Manche &agrave; la distribution fran&ccedil;aise, qui reste ind&eacute;pendante de Hollywood, et assure donc sa promotion r&eacute;elle. De la Fourni&egrave;re reste discret sur le XIIIe Festival, en octobre prochain, qui sera pr&eacute;sid&eacute; par Michel Blanc. Il annonce cependant <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; un film extraordinaire sur Napol&eacute;on, d&rsquo;apr&egrave;s un roman de Simon Leys &quot;.<\/span> Et une initiative franco-britannique qui pourrait faire du bruit : le Conseil national de la Cin&eacute;matographie (CNC) et le British Film Council ont patronn&eacute; six cours m&eacute;trages crois&eacute;s, trois fran&ccedil;ais, trois anglais, sur des sc&eacute;narios identiques. <\/p>\n<p><font size=&quot;4&quot;><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Didier S&eacute;guret<\/span><\/font><\/p>\n<p>Depuis six ans, il dirige Dinard Equitation, le centre hippique cr&eacute;&eacute; en 1972 &agrave; Port-Breton : dix hectares, deux man&egrave;ges (dont un olympique), trois carri&egrave;res et un spring garden (comportant des obstacles naturels). Une fonction &agrave; laquelle il est bien pr&eacute;par&eacute; : il est titulaire de deux m&eacute;dailles d&rsquo;argent&nbsp; au championnat du monde, mais aussi de deux m&eacute;dailles d&rsquo;argent et d&rsquo;une m&eacute;daille de bronze au championnat d&rsquo;Europe, et a particip&eacute; aux Jeux olympiques de Barcelone. <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; La premi&egrave;re soci&eacute;t&eacute; hippique de Dinard a &eacute;t&eacute; fond&eacute;e en 1912. Il y avait des courses sur la plage, devant le Casino, et aussi un hippodrome. Une tradition solide. &quot; <\/span>Pour autant, l&rsquo;art &eacute;questre &eacute;volue, et S&eacute;guret s&rsquo;en f&eacute;licite : <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; Le cheval, autrefois, &eacute;tait li&eacute; au monde militaire, ou &agrave; une certaine aristocratie, ce qui &eacute;tait la m&ecirc;me chose. Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est une activit&eacute; ludique, destin&eacute;e avant tout &agrave; r&eacute;concilier l&rsquo;homme et la nature &quot;.<\/span> L&rsquo;une de ses fiert&eacute;s : l&rsquo;initiation des enfants : <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; Regardez, &agrave; quatre ans, ce bout de chou tient sur son poney, s&rsquo;amuse avec lui. C&rsquo;est ce contact qui est important &quot;<\/span>. Dinard Equitation entretient en temps normal une trentaine de chevaux et quarante-cinq poneys. L&rsquo;&eacute;t&eacute;, soixante chevaux et cinquante poneys. Nombreux sont les vacanciers qui mettent leurs montures <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; en pension &quot; <\/span>au Centre. <\/p>\n<p><font size=&quot;4&quot;><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Bruno Reibel<\/span><\/font><\/p>\n<p>Normand de Vernon, il s&rsquo;est pris de passion tout jeune pour la Bretagne et la mer. Le 9 novembre prochain, il s&rsquo;embarque &agrave; Saint-Malo sur le <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>Ville de Dinard,<\/span> un bateau de 1981 qu&rsquo;il a lui-m&ecirc;me r&eacute;nov&eacute;, pour la Route du Rhum. Une sorte de r&eacute;volution &ndash; Dinard, jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, laissait la haute mer &agrave; sa rivale &ndash; et une aventure technologique : <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; Nous avons mis sur point, avec des &eacute;tudiants dinardais et malouins, un syst&egrave;me de pilotage automatique par internet. Si cela marche, et il marchera, le proc&eacute;d&eacute; sera commercialis&eacute;. &quot; <\/span>Reibel sait &agrave; quoi il doit s&rsquo;attendre : <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; Le plus dur, ce n&rsquo;est pas la nourriture et l&rsquo;eau, c&rsquo;est le sommeil. Pendant la premi&egrave;re semaine de travers&eacute;e, quand je contournerai la Bretagne puis franchirai le golfe de Gascogne, je ne dormirai pratiquement pas. Trop de bateaux &agrave; &eacute;viter, trop de p&ecirc;cheurs &agrave; esquiver. Ensuite, cela ira mieux. Mais justement&hellip; &quot; <\/span>Le co&ucirc;t de la participation &agrave; la Route du Rhum est prohibitif. Aid&eacute; par la municipalit&eacute; et par une entreprise locale, TAT Industries, Reibel a jou&eacute; l&rsquo;&eacute;conomie absolue : <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; Je serai sans doute le dernier petit navigateur &agrave; m&rsquo;y engager. C&rsquo;est d&rsquo;autant plus passionnnant. &quot;<\/span> Le moment le plus exaltant : <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; Le d&eacute;part, quand je filerai au large de Dinard et que tout le monde sera sur la c&ocirc;te pour m&rsquo;applaudir&hellip; Et ma victoire. Dans ma cat&eacute;gorie, au moins, car je le sais d&eacute;j&agrave;, j&rsquo;y suis le seul &quot;.<\/span><\/p>\n<p><font size=&quot;4&quot;><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Elie Szapiro<\/span><\/font><\/p>\n<p>La m&eacute;decine m&egrave;ne &agrave; tout. Mari&eacute; &agrave; une critique d&rsquo;art, Elie a fini par abandonner son cabinet parisien pour se consacrer uniquement &agrave; ses galeries, toutes baptis&eacute;es Saphir : deux &agrave; Paris (le Marais et avenue de Villiers), une &agrave; Dinard et une galerie-librairie &agrave; B&eacute;cherel, &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur des terres. Avec le temps, il se sent d&rsquo;ailleurs plus Dinardais que Parisien : il est aujourd&rsquo;hui adjoint au maire dans sa commune d&rsquo;adoption. Sp&eacute;cialiste de l&rsquo;Ecole de Paris et de l&rsquo;art du XXe si&egrave;cle, il s&rsquo;attache aussi &agrave; promouvoir les artistes bretons : <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; Incroyablement dou&eacute;s, novateurs&hellip; &quot;<\/span> La dimension que prend Dinard sur le plan artistique l&rsquo;enchante : <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; Les grandes expositions de ces trois derni&egrave;res ann&eacute;es nous ont vraiment mis sur la carte. J&rsquo;attends beaucoup de notre projet sur le japonisme, l&rsquo;ann&eacute;e prochaine. C&rsquo;est en Bretagne qu&rsquo;ont travaill&eacute; la plupart des grands peintres de la fin du XIXe si&egrave;cle et du d&eacute;but du XXe si&egrave;cle marqu&eacute;s par l&rsquo;esth&eacute;tique japonaise, si r&eacute;volutionnaire par rapport aux concepts europ&eacute;ens. De nombreux artistes ou intellectuels japonais les ont d&rsquo;ailleurs rejoint, Foujita, mais aussi Yamamoto ou Sayonji, l&rsquo;un des conseillers de la Cour imp&eacute;riale &agrave; l&rsquo;&eacute;poque Meiji. Imaginez les synergies que nous pourrions construire autour de ce th&egrave;me. &quot;<\/span><br \/>&nbsp;<\/span><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Natifs du lieu ou venus d&apos;ailleurs. Cinq instantann&eacute;s.<\/p>\n<p> <a href=\"https:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/dinard-au-hasard-des-rencontres\/\">&nbsp;&raquo;&nbsp;Read more about: Dinard\/ Au hasard des rencontres &nbsp;&raquo;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[657],"tags":[223],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/507"}],"collection":[{"href":"https:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=507"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/507\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2333,"href":"https:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/507\/revisions\/2333"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=507"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=507"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=507"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}