{"id":509,"date":"2002-07-19T06:23:00","date_gmt":"2002-07-19T04:23:00","guid":{"rendered":"http:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/?p=509"},"modified":"2021-01-14T21:14:10","modified_gmt":"2021-01-14T20:14:10","slug":"dinard-lart-de-revivre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/dinard-lart-de-revivre\/","title":{"rendered":"Dinard\/ L&apos;art de revivre"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"vertical-align: inherit;\"><span style=\"vertical-align: inherit;\">Ce fut la vill&eacute;giature des rois et des lords. Ce sera, au XXIe si&egrave;cle, le refuge de la qualit&eacute; de la vie. En coop&eacute;ration avec sa vieille rivale, Saint-Malo.<!--more-->Sur la plage, rien ne semble avoir chang&eacute; en un si&egrave;cle &ndash; sauf les rayures des tentes. Aujourd&rsquo;hui blanches et bleues, elles &eacute;taient blanches et roses vers 1910. On peut le v&eacute;rifier sur les toiles de Lucien Jonas. Ce peintre de grand talent, un des ma&icirc;tres du post-impressionnisme, venait &agrave; Dinard en famille et y peignait sans cesse le <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; bonheur simple &quot; <\/span>qu&rsquo;il voyait autour de lui : sa femme, beaut&eacute; aux cheveux noirs, au sourire profond, ses enfants, le sable, la mer, le jardin de la maison d&rsquo;&eacute;t&eacute;, les tables charg&eacute;es de fruit. <\/p>\n<p>Rien n&rsquo;a chang&eacute; : c&rsquo;est la m&ecirc;me douceur, le m&ecirc;me abandon. Bien s&ucirc;r, deux guerres ont secou&eacute; le monde, et dix r&eacute;volutions. La soci&eacute;t&eacute; qui fit le Dinard de la Belle Epoque n&rsquo;est plus. Les h&ocirc;tels d&rsquo;un luxe inou&iuml; o&ugrave; descendaient les rois ont &eacute;t&eacute; ras&eacute;s ou d&eacute;bit&eacute;s en appartements ; les demeures bourgeoises, elles aussi, ont chang&eacute; de mains. Mais Dinard &eacute;tait trop parfait pour dispara&icirc;tre. Depuis les ann&eacute;es quatre-vingt, la station rena&icirc;t, non plus seulement estivale, mais ouverte aux quatre saisons. En 2005, le TGV la mettra &agrave; un peu plus de deux heures de Paris : elle sera alors un second Deauville, <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; un peu plus &agrave; l&rsquo;Ouest &quot;<\/span>, un peu plus secret peut-&ecirc;tre, mais d&rsquo;un attrait d&rsquo;autant plus irr&eacute;sistible.<\/p>\n<p>Il faudra n&eacute;gocier cet avenir avec Saint-Malo, la rivale install&eacute;e de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; de la Rance. <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; Chien et chat &quot;<\/span>, dit-on. L&rsquo;usine mar&eacute;motrice, inaugur&eacute;e en 1966 par le g&eacute;n&eacute;ral de Gaulle, sert bien de pont entre les deux villes : sauf heure de pointe ou mise en op&eacute;ration des turbines, il ne faut plus qu&rsquo;une dizaine de minutes en voiture pour se rendre de l&rsquo;une &agrave; l&rsquo;autre. Mais la distance psychologique n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; r&eacute;duite. Orgueilleuse, enserr&eacute;e dans ses remparts, Saint-Malo (cinquante mille habitants, mais plus de cent mille r&eacute;sidents ou visiteurs en &eacute;t&eacute;) se souvient d&rsquo;avoir &eacute;t&eacute; une r&eacute;publique quasi-ind&eacute;pendante, qui se battait certes pour le roi de France mais ne lui ob&eacute;issait pas. Chacune de ses familles se targue d&rsquo;un pedigree remontant aux corsaires ou aux grands explorateurs des XVIe et XVIIe si&egrave;cle. Quel rapport avec Dinard (dix mille habitants, cinquante mille en &eacute;t&eacute;), cr&eacute;ation de vacanciers, enclave cosmopolite ? Et pour aggraver la querelle, comment les Malouins, ennemis jur&eacute;s de l&rsquo;Angleterre, pourraient-ils pactiser avec des Dinardais vou&eacute;s &agrave; l&rsquo;anglophilie, ou pis encore, d&rsquo;origine britannique ?<\/p>\n<p>Les deux villes ont longtemps regard&eacute; vers les arri&egrave;re-pays respectifs, plut&ocirc;t que de travailler ensemble. Entre Rance et Fr&eacute;mur, Dinard exerce sa suzerainet&eacute; sur Saint-Lunaire et Saint-Briac-sur-Mer, stations de bonne tenue n&eacute;es en m&ecirc;me temps que lui. Au-del&agrave;, elle a parfois r&ecirc;v&eacute; d&rsquo;une h&eacute;g&eacute;monie sur toute la C&ocirc;te d&rsquo;Emeraude, jusqu&rsquo;&agrave; Lancieux et Saint-Gast : m&ecirc;me civilisation de villas aux toits aigus. Saint-Malo, pour sa part, r&egrave;gne jusqu&rsquo;&agrave; Cancale, en passant par la plage &eacute;l&eacute;gante de Param&eacute;. Mais dans les deux municipalit&eacute;s on commence &agrave; s&rsquo;interroger sur l&rsquo;&agrave;-propos de ce divorce, de ce Yalta. <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; L&rsquo;effet TGV &quot;<\/span> va en effet redessiner la g&eacute;ographie r&eacute;gionale. Vu de Rennes, de Paris, de l&rsquo;Europe, il n&rsquo;y aura qu&rsquo;une seule gare, m&ecirc;me si elle sera situ&eacute;e du c&ocirc;t&eacute; malouin. Donc une seule chance, qu&rsquo;il serait fou de gaspiller.<\/p>\n<p>Et puis, pour tout dire, Saint-Malo souffre d&rsquo;une double blessure. Ses murailles intactes &ndash; et sublimes &#8211; n&rsquo;enserrent, en fait, qu&rsquo;un pastiche, une ville reconstitu&eacute;e <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; &agrave; l&rsquo;identique &quot;<\/span> apr&egrave;s les bombardements de 1944, mais d&eacute;poss&eacute;d&eacute;e de l&rsquo;essentiel : les d&eacute;tails des fa&ccedil;ades, les tr&eacute;sors de ses int&eacute;rieurs, les irr&eacute;gularit&eacute;s, les singularit&eacute;s. Ce plat d&eacute;cor a fait illusion pendant une ou deux d&eacute;cennies. Aujourd&rsquo;hui, il ne s&eacute;duit plus que le tourisme de masse, qui croit retrouver un <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; parc &agrave; th&egrave;me &quot;<\/span> de plus, comme au Mont Saint-Michel ou &agrave; la cit&eacute; de Carcassonne. Dinard, lui, a pu longtemps somnoler. Mais il n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; galvaud&eacute;. Dans une association transrancienne, les Malouins trouveraient donc le suppl&eacute;ment d&rsquo;&acirc;me, et d&rsquo;&eacute;litisme, qui leur fait d&eacute;faut.<\/p>\n<p>Presqu&rsquo;&icirc;le rocheuse, Dinard s&rsquo;inscrit entre deux baies, le Prieur&eacute; et la Malouine. De quelque c&ocirc;t&eacute; que l&rsquo;on regarde, on retrouve la mer, des c&ocirc;tes, des &icirc;les. Quand le temps est &agrave; la brume, on r&ecirc;ve &agrave; la cit&eacute; d&rsquo;Ys. Quand le soleil brille, aux Antilles. Le climat s&rsquo;y pr&ecirc;te : particuli&egrave;rement cl&eacute;ment, il a permis d&rsquo;acclimater de multiples essences tropicales, notamment des palmiers. <\/p>\n<p>Les premiers occupants furent des marins, sans doute, et des guerriers. Nagu&egrave;re encore, Dinard s&rsquo;&eacute;crivait Dinart, Din Art, <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; la forteresse d&rsquo;Arthur &quot;<\/span>. Souvenir d&rsquo;un point d&rsquo;appui b&acirc;ti par un chef de guerre breton de ce nom &ndash; peut-&ecirc;tre le roi Arthur de la l&eacute;gende &#8211; lors de la reconqu&ecirc;te de l&rsquo;Armorique romanis&eacute;e par les Celtes d&rsquo;Outre-Manche, vers le IVe si&egrave;cle. Le bourg v&eacute;ritable se situait un peu plus haut dans les terres, &agrave; Saint-Enogat. <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; En ces temps-l&agrave;, la mer n&rsquo;&eacute;tait qu&rsquo;un mal n&eacute;cessaire, aussi bien dans l&rsquo;Atlantique que la M&eacute;diterran&eacute;e &quot;<\/span>, explique le maire actuel, le tr&egrave;s &eacute;rudit Marius Mallet. <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; On p&ecirc;chait, on y circulait. Mais pour le reste, c&rsquo;&eacute;tait un endroit dangereux, le domaine des temp&ecirc;tes, des naufrages, de la piraterie. On se tenait aussi loin d&rsquo;elle que l&rsquo;on pouvait. Les maisons, elles-m&ecirc;mes, regardaient vers l&rsquo;int&eacute;rieur, pour mieux se pr&eacute;server de la pluie, du vent, des razzias. &quot;<\/span><\/p>\n<p>Et puis, &agrave; la charni&egrave;re des XVIIIe et XIXe si&egrave;cles, la mer est soudain &agrave; la mode. Les aristocrates y font leurs parties de plaisirs. Les po&egrave;tes y cherchent l&rsquo;inspiration. Les m&eacute;decins soutiennent que l&rsquo;air iod&eacute; gu&eacute;rit toutes les d&eacute;bilit&eacute;s, &agrave; commencer par la phtisie. En 1840, un Anglais, Alpyn Thomson, traverse la Manche et s&rsquo;installe dans l&rsquo;ancien prieur&eacute; des Trinitaires, en face de Saint-Malo. Une de ses compatriotes, Mme Faber, l&rsquo;imite dix ans plus tard. Soucieuse de confort, elle fait b&acirc;tir sa propre maison, la Villa Beauregard, puis lotit le vaste terrain attenant. Ce sera le quartier de Bric-&agrave;-Brac. Dinard n&rsquo;&eacute;tait qu&rsquo;un site : il devient une station. <\/p>\n<p>En quelques ann&eacute;es, les h&ocirc;tels, les casinos, les &eacute;tablissements de bains et les villas surgissent sur tous les rochers, d&eacute;vorent les pr&eacute;s, remontent vers Saint-Enogat, l&rsquo;annexent. Le luxe est de rigueur, mais tous les styles sont permis. En 1879, Auguste Poussineau, ayant rachet&eacute;&nbsp; la pointe de la Malouine au duc d&rsquo;Audiffret-Pasquier, y cr&eacute;e le lotissement les plus somptueux de France, destin&eacute;, selon le cahier de charges, <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; &agrave; &ecirc;tre habit&eacute; bourgeoisement &quot;<\/span>, et donc exempt de toute activit&eacute; commerciale : un enchev&ecirc;trement de demeures polychromes vaguement Fran&ccedil;ois Ier ou Henri II, de terrasses, de jardins clos de grilles. Mais en 1890, la fa&ccedil;ade du Grand H&ocirc;tel des Terrasses est con&ccedil;ue comme une large verri&egrave;re ; et le Crystal Hotel, b&acirc;ti en 1892, juxtapose une tour-phare et un immeuble de verre et d&rsquo;acier de six &eacute;tages, pr&eacute;figurant le Bauhaus des ann&eacute;es vingt. <\/p>\n<p>Napol&eacute;on III avait confirm&eacute; d&egrave;s 1868 le statut aristocratique de la station naissante en annon&ccedil;ant qu&rsquo;il y passerait l&rsquo;&eacute;t&eacute; en famille et en faisant construire un castel, la Villa Eug&eacute;nie. Finalement, il n&rsquo;y vint pas, une dispute conjugale &agrave; propos du chien Bichot ayant d&eacute;cid&eacute; l&rsquo;imp&eacute;ratrice &agrave; retourner &agrave; Biarritz. Les Britanniques restent donc les vrais ma&icirc;tres de la station. Le prince de Galles, fils de la reine Victoria, adore Dinard. Devenu le roi Edouard VII, il viendra encore y s&eacute;journer incognito en 1906, quelques mois avant sa mort. Son fr&egrave;re, le duc de Connaught, amarre son yacht dans la baie de Saint-Malo. Lady Ann Kerr, s&oelig;ur du duc de Norfolk et bru du marquis de Lothean, passe trois mois au Grand H&ocirc;tel en 1898 : elle occupe tout le premier &eacute;tage. Lady Cavendish, la s&oelig;ur du duc de Westminster, pr&eacute;f&egrave;re louer une villa de quarante pi&egrave;ces.&nbsp; <\/p>\n<p>L&rsquo; impact &eacute;conomique de cette colonie aristocratique, explique Ronald Frankel, le consul britannique actuel, <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; n&rsquo;est presque pas imaginable. Ce n&rsquo;&eacute;taient pas des vacances au sens o&ugrave; nous l&rsquo;entendons, mais &quot; la saison &quot;. D&icirc;ner tous les soirs, bal chaque semaine. Leurs pairs europ&eacute;ens venaient les rejoindre : le roi de Su&egrave;de, les grands-ducs de Russie, l&rsquo;infante d&rsquo;Espagne, l&rsquo;imp&eacute;ratrice d&rsquo;Allemagne &quot;.<\/span> Les uns et les autres entrenaient tant de domestiques fran&ccedil;ais &#8211; valets et chambri&egrave;res, cuisiniers et cuisini&egrave;res, palefreniers, cochers, ma&icirc;tres-chiens &#8211; que la municipalit&eacute; de Dinard fut l&rsquo;une des premi&egrave;res &agrave; se doter d&rsquo;un office de HLM, afin de les loger d&eacute;cemment. <\/p>\n<p>Apr&egrave;s la premi&egrave;re guerre mondiale, les prince du n&eacute;goce ou de la politique succ&egrave;dent aux princes du sang. Lady Meyer Sassoon, dont la famille a fait fortune, successivement, &agrave; Bagdad, Bombay et Hong-Kong, fait ainsi b&acirc;tir en 1923 le <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; Versailles dinardais &quot; <\/span>: Port-Breton. Un domaine de vingt-trois hectares, des pelouses qui descendent jusqu&rsquo;&agrave; la mer, et un ch&acirc;teau&nbsp; somm&eacute; de hauts pavillons et de bulbes. De 1934 &agrave; 1939, Winston Churchill vient y peindre chaque &eacute;t&eacute;. Et y rencontrer ceux qui, parmi les hommes d&rsquo;Etat fran&ccedil;ais, partagent son pessimisme face &agrave; Hitler.<\/p>\n<p>Mais Dinard accueille &eacute;galement des Britanniques issus de la gentry, la classe moyenne sup&eacute;rieure : rentiers ou officiers revenus des Indes. &quot;<span style=&quot;font-style: italic;&quot;> Le change &eacute;tait alors si favorable &agrave; la livre qu&rsquo;un revenu passable permettait, en France, de vivre merveilleusement&nbsp; &quot;<\/span>. L&rsquo;anglais s&rsquo;entend aussi fr&eacute;quemment dans la rue que le fran&ccedil;ais ; et l&rsquo;Eglise d&rsquo;Angleterre organise une paroisse locale, dot&eacute;e d&rsquo;un oratoire de style n&eacute;o-Tudor, lambriss&eacute; de ch&ecirc;ne et orn&eacute; d&rsquo;armoiries. Bien entendu, on ouvre &eacute;galement un golf &agrave; proximit&eacute;, sur le territoire de Saint-Lunaire.<\/p>\n<p>Le Dinard fran&ccedil;ais est surtout fr&eacute;quent&eacute; par les grandes familles de Paris ou de Lille, qui y passent souvent l&rsquo;&eacute;t&eacute; entier. On y rencontre aussi des &eacute;crivains et des artistes. Judith Gauthier, la fille de Th&eacute;ophile, re&ccedil;oit Robert de Montesquiou et Pierre Lou&yuml;s dans sa villa. Jules Verne passe pour avoir &eacute;crit &agrave; Dinard les premi&egrave;res pages du Voyage au Centre de la Terre, et Debussy, pour y avoir <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; entendu &quot; ,<\/span> apr&egrave;s une journ&eacute;e en bateau, les premi&egrave;res mesures de son po&egrave;me symphonique, <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>La Mer<\/span>. Redoutant de les oublier, il demande au cur&eacute; de Saint-Enogat la permission d&rsquo;utiliser son harmonium, qui lui est chr&eacute;tiennement accord&eacute;e. Picasso expose &agrave; Dinard d&egrave;s 1900, quand il n&rsquo;est encore qu&rsquo;un trompe-la-faim. Vingt ans plus tard, riche et c&eacute;l&egrave;bre, il y revient &ndash; pour l&rsquo;amour d&rsquo;une demoiselle de seize ans qu&rsquo;il rencontre dans une cabine de la plage (elles &eacute;taient plus spacieuses qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui). Foujita expose ici d&egrave;s 1926. Enfin, supr&ecirc;me hommage de l&rsquo;art &agrave; la beaut&eacute; des lieux, l&rsquo;architecte Michel Roux-Spitz y construit, entre 1938 et 1947, une r&eacute;sidence personnelle qui est aussi un chef d&rsquo;&oelig;uvre : la villa Greystones, juch&eacute;e sur la pointe de Port-Salut &agrave; la fa&ccedil;on d&rsquo; <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; un repaire de corsaires &quot;<\/span> ou d&rsquo;un polygone de Vauban.<\/p>\n<p>La d&eacute;cadence commence en 1929. De grandes fortunes s&rsquo;effondrent. Mais surtout, la Grande-Bretagne, pour prot&eacute;ger la livre, institue le contr&ocirc;le des changes : du jour au lendemain, la gentry ne peut plus faire le voyage. En 1936, on tente de pallier au d&eacute;sastre en attirant la client&egrave;le nouvelle des <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; cong&eacute;s pay&eacute;s &quot;<\/span> : cela offusque les derniers lords. Pendant la seconde guerre mondiale, les Allemands se saisissent des biens britanniques ou juifs, &eacute;rigent des casemates, bivouaquent dans les parcs. En 1944, leur r&eacute;sistance, face au d&eacute;barquement, est acharn&eacute;e : les Alli&eacute;s, qui ne viennent &agrave; bout du <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; r&eacute;duit de Saint-Malo &quot;<\/span> qu&rsquo;en le rasant, &eacute;pargnent Dinard proprement dit, mais pilonnent sans rel&acirc;che l&rsquo;&icirc;lot de S&eacute;zembre, y d&eacute;versant la plus forte quantit&eacute; de bombes au m&egrave;tre carr&eacute; de la Seconde Guerre mondiale, et y exp&eacute;rimentant, pour la premi&egrave;re fois, le napalm. <\/p>\n<p>Comme sur toutes les c&ocirc;tes de la Manche, l&rsquo;apr&egrave;s-guerre est morose. La Grande-Bretagne est ruin&eacute;e. Les grandes familles fran&ccedil;aises pr&eacute;f&egrave;rent d&eacute;sormais la M&eacute;diterran&eacute;e. Restaurer les grandes villas ou les grands h&ocirc;tels co&ucirc;terait trop cher : on pr&eacute;f&egrave;re les abattre ou les transformer en copropri&eacute;t&eacute;s. Et puis, &agrave; partir des ann&eacute;es soixante, un autre p&eacute;ril menace : <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; l&rsquo;am&eacute;nagement du littoral &quot;<\/span>, c&rsquo;est-&agrave;-dire le b&eacute;ton facile. De 1962 &agrave; 1967, puis de 1971 &agrave; 1989, Dinard se donne pour maire Yvon Bourges, un baron du gaullisme. Va-t-il <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; &eacute;quiper &quot;<\/span> sans retenue, comme la plupart de ses pairs ? Il en aurait les moyens. Miracle : Bourges &ndash; pourtant constamment r&eacute;&eacute;lu pendant vingt ans &#8211; se d&eacute;sint&eacute;resse de sa ville. <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; Visiblement, il n&rsquo;y voyait qu&rsquo;un fief, qui lui revenait de droit &quot;,<\/span> explique un libraire. <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; Quand on venait lui exposer un projet, il haussait les &eacute;paules et r&eacute;pliquait : &lsquo;Faites-le. Mais ne comptez pas sur moi. Mes collaborateurs sont des imb&eacute;ciles&rsquo;. Cela bloquait les bonnes id&eacute;es. Mais les mauvaises aussi &quot;<\/span>. Quand d&rsquo;aventure Bourges intervient, le r&eacute;sultat est loin d&rsquo;&ecirc;tre n&eacute;gligeable. On lui doit l&rsquo;am&eacute;nagement de l&rsquo;ancien parc de Port-Breton, rachet&eacute; par la ville, en tennis et en centre &eacute;questre, la construction d&rsquo;une piscine olympique et celle du Palais des Arts.<\/p>\n<p>En 1989, le vieux baron fait l&rsquo;erreur de se pr&eacute;senter une fois de trop. Il est battu par un pharmacien local, n&eacute; &agrave; Saint-Nazaire et d&rsquo;origine catalane, Marius Mallet, qui est son antith&egrave;se vivante. Charismatique, homme d&rsquo;&eacute;quipe, homme de terrain, le nouveau maire voue &agrave; Dinard une passion tenace, jalouse. Silhouette courte et ramass&eacute;e, &oelig;il noir &agrave; la Picasso, un porte-document sous le bras, il arpente les rues, les places, les plages, entre dans les boutiques, bavarde, r&eacute;fl&eacute;chit, sourit, &eacute;clate de rire. On le retrouve &agrave; la terrasse d&rsquo;un restaurant, au zinc d&rsquo;un bar. Il n&rsquo;h&eacute;site m&ecirc;me pas &agrave; parlementer, si besoin est, avec l&rsquo;adversaire malouin. En treize ans, il a forg&eacute; le nouveau Dinard.<\/p>\n<p>A partir d&rsquo;un concept fort simple. Le pass&eacute; mondain et artiste, qui pourrait &eacute;craser la station ou l&rsquo;encombrer, est en fait son meilleur atout. A condition de le mettre en valeur, de l&rsquo;&eacute;clairer sous de nouveaux angles, de le m&eacute;taphoriser. En 1984, la mairie avait envisag&eacute; de pr&eacute;server les vieilles demeures dinardaises. Mallet prend l&rsquo;affaire en mains, &agrave; travers le d&eacute;dale des comp&eacute;tences administratives, et obtient finalement le classement de quatre cent sept immeubles, pas un de moins, qui est accord&eacute; par arr&ecirc;t pr&eacute;fectoral le 13 juillet 2000. M&ecirc;me souci de renouer avec une vie culturelle de prestige, en multipliant les festivals, en encourageant les galeries (Dinard en compte vingt-et-une), en organisant des expositions de dimension internationale (Verne en 2000, Picasso en 2001, Botero cette ann&eacute;e, les contacts artistiques franco-japonais en 2003). A terme, le maire compte bien obtenir le label <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; Ville d&rsquo;art et d&rsquo;histoire &quot;<\/span>. <\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est pas le high life de nagu&egrave;re, mais c&rsquo;est&nbsp; le suppl&eacute;ment d&rsquo;&acirc;me qui, aujourd&rsquo;hui, n&rsquo;a plus de prix. Dinard, &agrave; nouveau, attire : les classes moyennes du Grand Ouest, d&rsquo;abord, qui prennent l&rsquo;habitude d&rsquo;y passer un week-end ou une partie de la semaine ; les Parisiens, ensuite, toujours en qu&ecirc;te de racines et de s&eacute;r&eacute;nit&eacute; retrouv&eacute;e. Pour ces nouveaux fid&egrave;les, on am&eacute;nage, par petites touches s&ucirc;res : la r&eacute;habilitation du Grand H&ocirc;tel ou du Casino, la cr&eacute;ation d&rsquo;un centre de thalassoth&eacute;rapie &agrave; Saint-Enogat, doubl&eacute; d&rsquo;un h&ocirc;tel et d&rsquo;une r&eacute;sidence de studios, la construction de Halles autour desquelles se tient, d&eacute;sormais, le plus grand march&eacute; de la r&eacute;gion.<\/p>\n<p>Dinard &ndash; l&rsquo;art de vivre, et de revivre.<\/p>\n<p>&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;<\/p>\n<p><font size=&quot;6&quot;><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Le Carnet de vos vacances<\/span><br style=&quot;font-weight: bold;&quot; \/><\/font><\/p>\n<p><font size=&quot;5&quot;><span style=&quot;font-weight: bold; font-style: italic;&quot;>Les h&ocirc;tels<\/span><\/font><\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Grand H&ocirc;tel Barri&egrave;re. <\/span>Misant sur le luxe et la douceur de vivre,&nbsp; la cha&icirc;ne Barri&egrave;re a su relancer le Normandy et le Royal &agrave; Deauville. Elle r&eacute;&eacute;dite aujourd&rsquo;hui l&rsquo;exploit avec l&rsquo;ancien Grand H&ocirc;tel de Dinard, palais Louis XVI b&acirc;ti &agrave; la fin du XIXe si&egrave;cle. Ordre et beaut&eacute;, service attentif, terrasse priv&eacute;e fouett&eacute;e par l&rsquo;air du large &ndash; et d&eacute;j&agrave;, quelques &eacute;mirs en longue tunique blanche. 90 chambres.<br \/>46, avenue George V. 02 99 88 26 26.<\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Novotel Thalassa.<\/span> H&ocirc;tel trois &eacute;toiles&nbsp; et thalassoth&eacute;rapie de d&eacute;tente : un bin&ocirc;me gagnant pour cet &eacute;tablissement aux lignes basses, d&eacute;ploy&eacute; en V &agrave; quelques m&egrave;tres seulement de la mer, parmi les rochers de Saint-Enogat. Les r&eacute;sidents ont acc&egrave;s &agrave; tous les bains : hydromassants et bouillonnants, aux algues, aux jets sous-marins&hellip; 106 chambres.<br \/>1, avenue Ch&acirc;teau-H&eacute;bert. 02 99 16 78 10.<\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Villa Reine Hortense.<\/span> Une <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; folie &quot;<\/span>, dans tous les sens du mots.&nbsp; B&acirc;ti en 1900 au dessus de la grande plage, ce b&acirc;timent palladien &eacute;tait en effet destin&eacute; &agrave; accueillir un mobilier pr&eacute;cieux ayant appartenu &agrave; Hortense de Beauharnais, reine de Hollande, fille adoptive puis belle-soeur de Napol&eacute;on Ier, m&egrave;re de Napol&eacute;on III. La d&eacute;coration est rest&eacute;e et le mobilier aussi ; mais c&rsquo;est aujourd&rsquo;hui un h&ocirc;tel de charme. 8 chambres seulement.<br \/>19, rue de la Malouine. 02 99 46 54 31. <\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Roche Corneille.<\/span> Ce fut, &agrave; la fin du XIXe si&egrave;cle, la demeure d&rsquo;une grande famille russe, puis, au d&eacute;but du XXe, un h&ocirc;tel-restaurant prestigieux, qui d&eacute;crocha une &eacute;toile au Michelin. Site class&eacute;, il a &eacute;t&eacute; enti&egrave;rement r&eacute;nov&eacute; cette ann&eacute;e par ses propri&eacute;taires actuels, Fran&ccedil;ois et Elisabeth Garrigue, pour des vacances de charme pendant l&rsquo;&eacute;t&eacute; ou des s&eacute;minaires le reste de l&rsquo;ann&eacute;e. Beaux volumes, d&eacute;coration sobre et soign&eacute;e, merveilleuses salles de pain en bois massif et en fa&iuml;ences, toutes orient&eacute;es vers la mer. Le restaurant ne rouvrira qu&rsquo;en mars 2003. 28 chambres.<br \/>4, rue Georges Cl&eacute;menceau. 02 99 46 14 47.<\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Le Printania.<\/span> Le cadre, inchang&eacute; depuis 1920, est &eacute;tonnant : l&rsquo;art traditionnel breton y est d&eacute;clin&eacute; de toutes les mani&egrave;res possibles, des lambris aux meubles. Vue superbe sur la mer et Saint-Malo. 56 chambres et une suite.<br \/>5, avenue George V. 02 99 46 13 07.<\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Golf H&ocirc;tel. <\/span>A Saint-Briac-sur-Mer, un bel h&ocirc;tel r&eacute;cent. La mer &agrave; deux cents m&egrave;tres, le golf de Dinard &agrave; proximit&eacute;, une tranquillit&eacute; absolue. 40 chambres.<br \/>Boulevard de la Houle. Saint-Briac-sur-Mer. 02 99 88 30 30.<\/p>\n<p><font size=&quot;5&quot;><span style=&quot;font-weight: bold; font-style: italic;&quot;>Les restaurants<\/span><\/font><\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>George V<\/span>. Restaurant de prestige du Grand H&ocirc;tel Barri&egrave;re, not&eacute; au Michelin. Une carte sans cesse renouvel&eacute;e, o&ugrave; le chef de cuisine, Pascal Faujour, associe tradition et l&eacute;g&egrave;ret&eacute; : hu&icirc;tres et homards, puis salade de foie gras, bar &agrave; l&rsquo;&eacute;minc&eacute; de poireaux, sole aux aromates, po&ecirc;l&eacute;e de rognons &agrave; la sauge&hellip; <br \/>46, avenue George V. 02 99 88 26 26. <\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Didier M&eacute;ril.<\/span> Ce restaurant porte, comme un drapeau, le nom de son chef et propri&eacute;taire : cela force le respect. Install&eacute; &agrave; Dinard&nbsp;&nbsp;&nbsp; depuis 1998, M&eacute;ril fait la <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; cuisine du terroir &quot;<\/span> et de la mer, mais, pr&eacute;cise-t-il, <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; revue et corrig&eacute;e &quot; <\/span>, frott&eacute;e de saveurs nouvelles et de m&eacute;langes sucr&eacute;s-sal&eacute;s : saint-pierre au caramel d&rsquo;&eacute;pices, croquettes de homard au pistou de basilic. Les guides gastronomiques ne s&rsquo;y trompent pas : les r&eacute;f&eacute;rences se multiplient, du Michelin au Routard, en passant par le Bottin Gourmand.<br \/>6, rue Yves Verney. 02 99 46 95 74.<\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>A l&rsquo;Abri des Flots. <\/span>Ouverte l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re, cette brasserie de bon aloi, dirig&eacute;e par Jean Tiercelin et Xavier Mauduit, sert des plats de pays et des classiques de la cuisine baln&eacute;aire : turbot au jus de moule, filet de saint-pierre &agrave; l&rsquo;andouillette, filet de bar au beurre de crevette, mais aussi tournedos Rossini, carr&eacute; d&rsquo;agneau ou pigeons r&ocirc;tis. <br \/>6, place de la R&eacute;publique. 02 99 16 99 48.<\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Printania.<\/span> Terrasse vitr&eacute;e, avec vue sur la baie du Prieur&eacute; et Saint-Malo. Serveuses en costume breton traditionnel, avec tablier de couleur et coiffe de dentelle. Le chef de cuisine, Philippe Le Du, est un prince de la cuisine bourgeoise. Fruits de mer,&nbsp; agneau de pr&eacute;-sal&eacute;, souffl&eacute; Printania ; mais aussi un lieu jaune cuit au four sur un galet, qu&rsquo;accompagnent de d&eacute;licieuses pommes de terre de Roscoff et des gousses d&rsquo;ail, servies &#8211; les unes et les autres &#8211; dans leur peau.<br \/>5, avenue George V. 02 99 46 13 07.<\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>La Gonelle.<\/span> A premi&egrave;re vue, ce n&rsquo;est qu&rsquo;un &eacute;troit bistrot en terrasse, situ&eacute; exactement sous le Printania : deux enfilades de petites tables, un long comptoir, o&ugrave; l&rsquo;on peut commander de la cuisine &agrave; emporter ou manger en prenant place sur des tabourets. Et puis, on remarque l&rsquo;aquarium, o&ugrave; virevoltent&nbsp; des bars et des turbots : ceux-l&agrave; m&ecirc;me qui finissent dans l&rsquo;assiette. La carte de Jacques de Ribaucourt &ndash; exclusivement vou&eacute;e &agrave; la mer &#8211; d&eacute;borde de fra&icirc;cheur et d&rsquo;inventivit&eacute; : tous les coquillages et les crustac&eacute;s, le thon mi-cru, les sardines piment&eacute;es, le bar &agrave; la vanille&hellip; <br \/>Promenade du Clair de Lune, en passant par la place Jules Boutin. 02 99 16 40 47.&nbsp; <\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Castor-Bellux.<\/span> Une adresse encore italienne mais d&eacute;j&agrave; presque <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; latina &quot;<\/span> :&nbsp; d&eacute;cor de saloon, murs pourpres et groseille, affiches de football. Carte abondante : pizzas, p&acirc;tes fra&icirc;ches, salades. Client&egrave;le jeune, qui vient jusque tard dans la nuit, tables en terrasse, musique. <br \/>5, rue Winston Churchill. 02 99 46 25 72.<\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Le D&eacute;coll&eacute;.<\/span> A Saint-Lunaire, restaurant gastronomique (fruits de mer, poissons) et vue exceptionnelle sur la baie de Saint-Malo. <br \/>1, pointe du D&eacute;coll&eacute;. La Chaumi&egrave;re, Saint-Lunaire. 02 99 46 01 70. <\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>La Houle. <\/span>A Saint-Briac, l&rsquo;h&ocirc;tel du m&ecirc;me nom, un restaurant consacr&eacute;, lui aussi, aux fruits de mer et aux poissons. Apr&egrave;s le caf&eacute;, on peut regarder, sur place, une jolie brocante.<br \/>14, boulevard de la La Houle. Saint-Briac-sur-Mer. 02 99 88 30 30. <\/p>\n<p><font size=&quot;5&quot;><span style=&quot;font-weight: bold; font-style: italic;&quot;>Les bars<\/span><\/font><\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Le Wishbone. <\/span>Pub irlandais dirig&eacute; par Nicolas Perez. Chanteurs et groupes musicaux tous les soirs : musique bretonne, rock, salsa. Bi&egrave;res bretonnes, bi&egrave;res brunes, whiskies irlandais et breton. Le dimanche 28, ap&eacute;ro-concert avec des violonistes et guitaristes irlandais. Le 31, un groupe rock dinardais, les Porcinets. <br \/>8, place du Calvaire. 02 99 46 94 92. <\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>La Fonda.<\/span><span style=&quot;font-weight: bold; font-style: italic;&quot;> <\/span>Anim&eacute; par Jean-Yves, Walter et Jean-Paul, un bar <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; Sud &quot;<\/span>, o&ugrave; l&rsquo;on vient danser ou &eacute;couter de la musique &eacute;lectronique, sur platine ou avec des guest-singers. On y boit une margarita (t&eacute;quila et citron vert) ou un ti-punch, en grignotant des tapas. <br \/>14, rue Yves Verney. 02 99 46 10 23. <\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>L&rsquo;Entracte-Caf&eacute;.<\/span> C&rsquo;est le bar d&rsquo;Yvan Monnier, le cr&eacute;ateur des Estivales du Rire. Atmosph&egrave;re d&rsquo;apr&egrave;s-spectacle et rendez-vous des c&eacute;l&eacute;brit&eacute;s, mais aussi concerts, soir&eacute;es jazz, DJ. Cocktails de fruits sans alcool ou avec alcool, ou grands classiques, comme le mojito (menthe et citron vert, sucre de canne, rhum, perrier et angostura). <br \/>7, boulevard du pr&eacute;sident Wilson. 02 99 46 92 10.<\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Le D&eacute;riveur.<\/span> Une bonne adresse &agrave; Saint-Briac, dirig&eacute;e par Eric Fontenay : disco et piano-bar, vari&eacute;t&eacute;s fran&ccedil;aises, r&eacute;tro, avec platines, DJ et guest-singers. Tous les mardis soirs, soir&eacute;e &agrave; th&egrave;me : le mardi 30 juillet, ce sera les ann&eacute;es 1980 &agrave; 2000, mix&eacute;es par un DJ. Tous les cocktails, avec une mention pour le mojito. <br \/>6, place du Mar&eacute;chal Leclerc. Saint-Briac- sur- Mer. 02 99 88 36 57.<\/p>\n<p><font size=&quot;5&quot;><span style=&quot;font-weight: bold; font-style: italic;&quot;>Mus&eacute;es et Galeries<\/span><\/font><\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Palais des Arts et du Festival.<\/span> Exposition Fernando Botero, du 5 juillet au 23 septembre. Le ma&icirc;tre colombien n&rsquo;a voulu pr&eacute;senter que des &oelig;uvres in&eacute;dites : peintures, dessins, sculptures. Eblouissant. Boulevard du Pr&eacute;sident Wilson.02 99 46 50 63. <\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Mus&eacute;e Villa Eug&eacute;nie. <\/span>Cette ann&eacute;e, c&rsquo;est Lucien Jonas qui est &agrave; l&rsquo;honneur. Le rez-de-chauss&eacute;e du mus&eacute;e est consacr&eacute; &agrave; l&rsquo;ensemble de l&rsquo;&oelig;uvre : portraits mais aussi les premiers billets polychromes de la Banque de France, qui lui furent command&eacute;s &agrave; partir de 1933. A l&rsquo;&eacute;tage, les toiles r&eacute;alis&eacute;es &agrave; Dinard. Un &eacute;merveillement. <br \/>12, rue des Fran&ccedil;ais Libres. 02 99 46 81 05.<\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Galerie Saphir.<\/span> D&eacute;j&agrave; install&eacute;s &agrave; Paris sous la m&ecirc;me enseigne, Elie et Francine Szapiro ont cr&eacute;&eacute; &agrave; Dinard une galerie qui a de petits airs de mus&eacute;e, consacr&eacute;e &agrave; la fois aux arts graphiques (Rodain, Derain, Foujita, Gromaire, Chagall, Pascin) et &agrave; la bibliophilie (Chateaubriand). La saison 2002 est consacr&eacute;e au <span style=&quot;font-style: italic;&quot;>&quot; Corps dans tous ses &eacute;tats &quot;.<\/span><br \/>38, rue du Mar&eacute;chal Leclerc. 02 99 46 86 85.<\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Alexandre Motte.<\/span> La galerie d&rsquo;un artiste-peintre dinardais, pr&eacute;sentant ses &oelig;uvres et celles de la jeune g&eacute;n&eacute;ration locale.<br \/>16, rue du Mar&eacute;chal Leclerc. 02 99 16 85 73.<\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Place Vend&ocirc;me.<\/span> C&rsquo;&eacute;tait un fleuriste. C&rsquo;est devenu &eacute;galement, sous la direction de J&eacute;r&ocirc;me Blin, une boutique de d&eacute;coration , un atelier de mode et une galerie. <br \/>30, rue du Mar&eacute;chal Leclerc. 02 99 16 80 15.<\/p>\n<p><font size=&quot;5&quot;><span style=&quot;font-weight: bold; font-style: italic;&quot;>Shopping<\/span><\/font><br \/><br style=&quot;font-weight: bold;&quot; \/><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Nouvelles Impressions.<\/span> La grande librairie de Dinard, dirig&eacute;e par Thierry de la Fourni&egrave;re. Tous les livres, des classiques aux bandes dessin&eacute;es.<br \/>42, rue Levavasseur. 02 99 46 15 95.<\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Ondine.<\/span> L&rsquo;autre librairie,&nbsp; consacr&eacute;e en particulier aux livres d&rsquo;art et aux ouvrages r&eacute;gionaux.<br \/>28, rue Levavasseur. 02 99 46 17 73.<\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Au Chic anglais.<\/span> Pour hommes et femmes, la mode classique&hellip; et ind&eacute;modable d&rsquo;Outre-Manche.<br \/>6, boulevard du Pr&eacute;sident Wilson. 02 99 16 48 84.<\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Rive Gauche.<\/span> Pour hommes et femmes, la mode parisienne.<br \/>9, rue du Mar&eacute;chal Leclerc. 02 99 46 57 72.<\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Cr&eacute;ation Danielle B.<\/span> Boutique coqueluche des dames de Dinard.<br \/>31, rue Levavasseur. 02 99 46 82 82.<\/p>\n<p><span style=&quot;font-weight: bold;&quot;>Chlo&eacute;. <\/span>Pour dames &eacute;galement.<br \/>37, boulevard du Pr&eacute;sident Wilson. 02 99 16 54 29.<\/p>\n<p><font size=&quot;5&quot;><span style=&quot;font-weight: bold; font-style: italic;&quot;>T&eacute;l&eacute;phones indispensables<\/span><\/font><\/p>\n<p>Office de Tourisme. 02 99 46 94 12.<\/p>\n<p>Agence SNCF. 02 99 46 10 04.<\/p>\n<p>Bus de Mer (vers Saint-Malo). 02 99 46 10 45.<\/p>\n<p>Condor Ferries (vers l&rsquo;Angleterre et les Iles anglo-normades). 02 99 20 03 00.<\/p>\n<p>Emeraude Lines (vers les Iles anglo-normandes). 02 23 18 01 80.<\/p>\n<p>A&eacute;roport de Dinard-Pleurtuit. 02 99 46 18 46.<\/p>\n<p>Cin&eacute;ma. 02 99 88 17 93.<\/p>\n<p>Centre Equestre. 02 99 46 23 57.<\/p>\n<p>Piscine Olympique. 02 99 46 22 77.<\/p>\n<p>Casino. 02 99 16 30 30.<\/p>\n<p>Biblioth&egrave;que municipale. 02 99 46 28 30.<\/p>\n<p><\/span><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce fut la vill&eacute;giature des rois et des lords. Ce sera, au XXIe si&egrave;cle, le refuge de la qualit&eacute; de la vie. En coop&eacute;ration avec sa vieille rivale, Saint-Malo.<\/p>\n<p> <a href=\"https:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/dinard-lart-de-revivre\/\">&nbsp;&raquo;&nbsp;Read more about: Dinard\/ L&apos;art de revivre &nbsp;&raquo;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[657],"tags":[224],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/509"}],"collection":[{"href":"https:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=509"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/509\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2336,"href":"https:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/509\/revisions\/2336"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=509"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=509"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/michelgurfinkiel.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=509"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}